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Rue de la Laine, le blog

An Bhratach Náisiúnta

7 Juin 2017, 11:57am

Publié par MarieM

An Bhratach Náisiúnta

Non, ce n’est pas un plat exotique, c’est le petit nom du drapeau irlandais ! Il date de 1830 et s’inspire du drapeau tricolore français ; le vert incarne les natifs d’Irlande (que l’on appelle l’Île d’émeraude, The Emerald Isle, et si vous y avez déjà été, vous savez pourquoi ;-), l’orange renvoie à la victoire de l’Anglais Guillaume II d’Orange sur les partisans catholiques du roi Jacques II et représente donc les protestants irlandais, et le blanc entre les deux symbolise la paix désirée entre ces deux communautés.

Le pub Patrick’s, rue de Montreuil, accueille depuis des années la rencontre de fileuses/fileurs et tricoteuses/tricoteurs que j’aide à animer chaque mois à Paris, et cette famille d’Irlandais adorables nous accueille depuis le début avec une gentillesse renouvelée (sans compter les bières délicieuses et la cuisine savoureuse, mention spéciale au fabuleux fish’n’chips). Il était temps qu’on les en remercie dignement…

Nous avons été sept à vouloir leur faire un petit cadeau pour la Saint-Patrick : Zouzou, Sabine, Élodie, Enrico, Regina, Chantal et l’auteur de ces lignes. C’était l’occasion de s’amuser avec les points de tricot irlandais sans pour autant se lancer dans un gros pull ! Chacun d’entre nous a donc réalisé un rectangle et je les ai assemblés, puis j’ai doublé le drapeau pour qu’il puisse être suspendu sans dommage.

Je tenais à ce que nous utilisions de la laine irlandaise et cela m’a fait découvrir les beaux fils Aran de Studio Donegal, une filature irlandaise située dans une belle région où l’on file et tisse la laine depuis toujours. Cette entreprise fait tout pour garder vivant l’art du travail de la laine, depuis le cardage jusqu’au tissage, malgré la crise de l’industrie textile européenne, et elle mérite d’être mieux connue qu’elle ne l’est. Ils commercialisent aussi des vêtements en prêt-à-porter, admirez cette superbe chemise !

J’ai hâte de dénicher le patron de tricot irlandais idéal pour leur commander un gros cône, même si je sais déjà que je mettrai des heures à choisir un coloris parmi toutes leurs merveilles. Tricoter leur fil a été un plaisir, j’ai trouvé qu’il ressemblait pas mal, en matière de texture, à un filé main, et j’ai beaucoup aimé son relief et son caractère.

An Bhratach Náisiúnta
An Bhratach Náisiúnta
An Bhratach Náisiúnta
An Bhratach Náisiúnta
An Bhratach Náisiúnta
An Bhratach Náisiúnta
An Bhratach Náisiúnta

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Doudou miaou

2 Juin 2017, 14:02pm

Publié par MarieM

Doudou miaou

Un petit Oscar qui pointe le bout de son nez chez la ravissante Rozenn, des chutes de tissu plein mon atelier, un bouquin malin… il ne m’en fallait pas plus pour sortir ciseaux et aiguilles et réaliser ce “Casper le chat” musicien à ma façon !

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Une poignée de boucles

30 Mai 2017, 17:24pm

Publié par MarieM

Une poignée de boucles

Il y a peu, le magazine PLY a consacré tout un numéro aux fils bouclés, et j’avoue qu’en tant que tisseuse, j’ai pour eux une tendresse particulière. Je ne sais pas si celles et ceux parmi vous qui taquinent le rouet en faites souvent, et si vous aimez les tricoter, mais pour ma part, je suis tout à fait séduite par leur texture qui semble “sauter” hors du tissu ou du tricot en criant : “Touchez-moi, touchez-moi !” J’apprécie leur relief grenu et la façon dont ils accrochent la lumière. Pour le mois de mai, j’ai donc proposé ce thème de réflexion aux fileuses et fileurs du forum Tricotin.

Pour ma part, je me suis plongée dans mon PLY et j’ai épluché le premier article sur le bouclé, une “recette” de bouclé “classique” rédigée par la fabuleuse Jacey Boggs.

Pour commencer, j’ai teint du mohair (pour les boucles) et de la soie (pour les deux fils fins destinés à les “piéger”). Eh oui, j’ai parfois tâté du bouclé, ici et là, et pourtant je ne m’étais encore jamais décidée à utiliser du mohair, alors qu’on m’a souvent dit que les qualités intrinsèques du mohair en faisaient la meilleure fibre possible pour obtenir des boucles bien rondes ! Il était temps de combler cette lacune.

Une poignée de boucles

En suivant les conseils distillés dans l’article, j’ai filé la soie assez fin pour réaliser le premier fil du retors (le “core”), autour duquel le fil de mohair devait venir s’enrouler. Jacey Boggs conseille de le filer en S (dans le sens antihoraire), avec très peu de torsion, car on va venir en rajouter en réalisant le premier retors, également en S. Il faut prendre son temps pour peaufiner le réglage du rouet afin d’obtenir un fil fin, peu tordu mais tout de même solide.

Ensuite, j’ai filé le mohair en Z (dans le sens horaire), un peu plus gros mais pas trop, et moyennement tordu (c’est ce qu’on appelle le “wrap”).

Pour le premier retors, j’ai laissé le fil de mohair s’enrouler autour du fil de soie dans le sens antihoraire (en S) en le maintenant à 90°, et en le repoussant vers le haut entre le pouce et l’index à intervalles réguliers pour former de jolies boucles bien rondes. Pas évident, c’est un geste à saisir, mais c’est amusant. En revanche, mieux vaut ne pas trop s’attacher à ces jolis ronds, ils sont pas mal chahutés en passant par les anneaux du rouet avant de s’enrouler sur la bobine…

Une poignée de boucles

Ensuite, j’ai repris le fil de soie qui me restait et je l’ai repassé rapidement dans le rouet (en S) pour lui ajouter un peu de torsion, afin qu’il en contienne à peu près autant que celui de départ, une fois retordu (cela devient le “binder”). Vous me suivez toujours ?

Là, il ne restait plus qu’une étape : le second retors. Il se fait en Z, et le second fil de soie doit venir piéger les boucles pour qu’elles ne glissent plus le long du premier fil de soie. Il faut en profiter pour remettre en place celles qui ont été télescopées par les anneaux du rouet. On apprécierait d’avoir une main supplémentaire pour le faire, mais bon, on y arrive.

Un petit shampoing dans l’eau chaude pour le blocage, et voilà, c’est terminé !

Il me restait un peu de fil de soie, je l’ai retordu en navajo, il n’y a pas beaucoup de métrage mais il pourra toujours trouver une place dans un tissage fantaisie…

Une poignée de bouclesUne poignée de boucles

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Faisons la fête ensemble !

25 Avril 2017, 10:55am

Publié par MarieM

Ce week-end, je participe au grand week-end de la “Fête de la Laine” organisé en région parisienne, à Clamart, samedi 29, dimanche 30 avril de 10 h à 18 h et lundi 1er mai de 10 h à 16 h.

Venez découvrir les laines d’exception, les créations et savoirs-faire d’une quinzaine d’exposants passionnés. Ils vous proposeront de nombreux ateliers pour petits et grands, initiés ou débutants.

Pour ma part, j’animerai un atelier permettant de faire des fleurs en feutre à tige articulée. Vous pouvez vous inscrire ici : ateliersclamart@gmail.com.

Il y aura quelques nouveautés inédites sur mon stand !

Retrouvez tout le programme sur www.fetedelalaine.com.

Faisons la fête ensemble !
Faisons la fête ensemble !
Faisons la fête ensemble !

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Ma boîte préférée

21 Avril 2017, 13:49pm

Publié par MarieM

Ma boîte préférée

Je continue à remplir des boîtes de fil pour ma collection “Ma boîte préférée”, toujours avec le même plaisir. Comme pour ma collection “Ma tasse de thé”, mon entourage soucieux d’abreuver mes sources d’inspiration m’apporte même de jolies boîtes supplémentaires, si bien que je commence à avoir plus que l’embarras du choix !

Pour le mois de mars, j’ai choisi cette boîte de chocolats Pierre Hermé, avec un dessin signé Nicolas Buffe, évoquant une mystérieuse “Roxane”… Une passionnée de Cyrano comme moi ne pouvait y résister… C’est elle qui m’a résisté ! Le premier écheveau ne m’a pas satisfaite du tout. J’avais bêtement cardé du rouge, du noir et du blanc, restant dans ma zone de confort, et j’en ai été punie par la muse de l’inspiration qui m’a lancé une petite claque d’avertissement. Il était très beau, ce fil chiné, mais je n’y retrouvais pas le dessin tranché de Nicolas Buffe. J’aurais pu succomber à la faiblesse et la flemmardise en restant dessus – il allait tout de même bien avec la boîte – mais, seconde petite claque pour me convaincre, il était trop petit ! Or le challenge est de remplir la boîte…

J’ai donc remis l’ouvrage sur le métier et séparé mes trois couleurs pour les filer l’une après l’autre, puis je les ai mariées dans un retors que l’on appelle “crepe” outre-Atlantique – et dont je ne connais pas le nom français, s’il existe.

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Trois p’tits coquelicots

14 Avril 2017, 07:31am

Publié par MarieM

Pointillisme ou tachisme, que préférez-vous ? Quand je parle à des fileuses ou des fileurs, je sais que je parle généralement à des passionné(e)s de couleur… c’est pourquoi j’ai embêté les artistes en fibres du forum Tricotin, le mois dernier, au sujet de la difficulté que l’on peut avoir à réaliser des fils présentant des plages de couleurs très réduites (j’avais fait un essai à ce sujet dans les thèmes des mois de mars 2016 et août 2016), ou bien des fils tweedés ou mouchetés.

Mes écheveaux étaient prêts fin mars mais il y a eu par ici comme un bizarre petit tourbillon spatio-temporel qui s’appelle les “vacances”… (des autres !) et impossible de trouver un moment calme pour les photographier et prendre le temps de venir vous écrire une ligne. Enfin, me revoilà.

Comme beaucoup, j’ai voulu travailler sur ce côté tweedé sur lequel nous sommes si nombreux à achopper dans le domaine du filage.

En s’inspirant de ce thème, Midian a filé un beau fil en suivant la méthode de Grace Shalom Hopkins (dans son ouvrage Blend, page 100) pour réaliser des rolags tweedés, je l’avais aussi en ligne de mire (normal, on a les mêmes lectures ;-). J’envisageais également d’obtenir ce genre de résultat en cardant fibres longues et fibres courtes avec ma cardeuse, je n’arrive pas à me souvenir de l’endroit où j’avais repéré ce conseil.

Et enfin, Tine a partagé il y a peu sur son blog une vidéo proposant une autre façon de faire qui m’a tentée.

Au bout du compte, trois méthodes ! Vous me connaissez, ce n’est pas mon genre de réfléchir pour choisir la meilleure : en filage comme dans bien d’autres domaines, rien ne vaut l’expérimentation, donc je n’aime rien tant que multiplier les exercices et comparer le résultat.

Ainsi, ma démarche a été de séparer mes fibres (mérinos long en mèche dans des tons de verts, mérinos court rouge et orangé pour feutrage en nappe : je voulais reproduire un champ de coquelicots, un thème souvent traité en peinture) en trois parties afin de tester les trois méthodes.

Voici dans l’ordre les rolags, la nappe contenant des fibres longues et courtes, et la nappe ne contenant que des fibres longues, avec à côté les courtes que je voulais insérer dedans en utilisant la méthode partagée par Tine.

Trois p’tits coquelicots

Et voici, toujours dans l’ordre, les écheveaux qui en résultent.

Trois p’tits coquelicots

J’ai beau les retourner dans tous les sens, j’ai du mal à trouver une différence entre les deux premiers – celui réalisé avec les rolags et celui fait avec la nappe cardée.

En revanche, le troisième est nettement différent (et pas seulement parce qu’il est plus fin). Je trouve que les taches de couleur se rapprochent beaucoup plus de l’effet tweedé. Mais pas toutes : certaines sont clairement trop grosses. Ceci vient du fait que la technique n’est pas simple à maîtriser, elle demande de la concentration et de l’application, et pour tout dire je l’ai trouvée passablement épuisante (mais j’avais peut-être filé de longues heures ce jour-là)… donc si vous voulez l’essayer, commencez avec un petit écheveau et avec un fil pas trop fin. Cependant, je crois qu’avec l’habitude, on peut maîtriser ses effets comme si on posait des taches de couleur sur une toile, et là je me suis sentie en plein dans le thème :-)

Trois p’tits coquelicots

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Le gris du ciel

14 Mars 2017, 19:10pm

Publié par MarieM

Le gris du ciel

Je ne sais pas comment c’était chez vous, mais moi, je n’ai pas beaucoup vu le soleil en janvier ! C’est pourquoi, en février, j’ai proposé aux fileuses et fileurs du forum Tricotin de s’inspirer du gris, soit en teinture, soit en piochant dans des toisons gris naturel, soit par mélanges de fibres, pour évoquer les moments où “le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle”…

Moi j’ai fait tout simple, j’ai cardé des fibres naturelles, du gotland pour sa merveilleuse couleur d’orage, de la soie, un peu de mérinos et pas mal de lapin angora, là encore dans des coloris “nature”. J’ai très peu tordu, je voulais un résultat très aéré, aérien… Cela ne se voit sans doute pas à l’image, mais c’est un fil moelleux comme un nuage.

Un grand merci, bien sûr, à Fiston qui m’a créé tout un petit troupeau de moutons en papier – il compatit à ma frustration de ne pas en avoir un pour de vrai !

Le gris du cielLe gris du ciel

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Ma boîte préférée

9 Mars 2017, 12:08pm

Publié par MarieM

Ma boîte préférée

En décembre dernier, j’ai proposé aux fileuses et fileurs du forum Tricotin de s’inspirer d’une boîte pour créer un petit écheveau qui s’insérerait parfaitement dedans. Comme, avec la ronde des marchés de Noël et des fêtes de fin d’année, j’étais (une fois de plus) un peu surchargée, j’avais choisi une boîte minuscule pour aller plus vite ! Oubliant d’ailleurs que cela peut davantage être un challenge de remplir une très petite boîte qu’une moyenne… Mais on va dire que la bonne fée des fileuses veillait sur moi, car j’ai eu de la chance et mon écheveau tenait pile dans la boîte.

En tout cas, l’exercice m’a tellement plu que j’ai décidé de le refaire, et même une fois par mois : j’avais trouvé le thème de ma collection d’écheveaux pour 2017 ! Pour le mois de février, j’ai craqué pour l’emballage (un peu plus gros) de mon parfum “Moment volé” signé Fragonard, une fragrance discrète et poudrée que j’aime beaucoup. J’aimais aussi les couleurs de la boîte, donc j’ai réalisé ce petit écheveau en mérinos et soie doux et mousseux, retordu avec un fil de lurex doré.

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Ô Valentin, mon Valentin…

8 Mars 2017, 01:18am

Publié par MarieM

Tiens, j’avais oublié de vous le montrer, celui-là !

Ô Valentin, mon Valentin…

Vous en trouvez facilement, vous, des idées de cadeau pour la Saint-Valentin ?

Je vais vous dire une chose… J’ai lu partout que l’amour, ça dure trois ans, dans le meilleur des cas (j’ai lu pire : ça dure dix jours… neuf mois… etc.). C’est faux ! Je suis peut-être une tortue préhistorique mais, selon ma vieille expérience, l’amour dure au moins vingt ans (je vous tiendrai au courant des développements ultérieurs :-).

En revanche, ce qui a du mal à se maintenir sur la durée, c’est les idées de cadeau ! Il n’y a pas que la Saint-Valentin : l’anniversaire, l’anniversaire de mariage, la fête (zut, ça fait bien deux mois que je lui dois un kilo de chocolat), Noël, etc. Et tant qu’à rester dans les lieux communs, pour un homme, c’est encore plus difficile. Je ne sais pas pour vous mais j’ai tout essayé et à force, je finis par tourner en rond. Donc, non, ce n’est pas la première fois que je lui couds un sac.

Alors, vous allez me croire ou pas, mais cette année, j’avais des envies de tweed et de lainage, pire : j’avais envie d’inventer une sorte de sacoche en patchwork (dans la mesure de mes modestes moyens vu que je suis nulle en patchwork). Mais je n’avais pas envie de courir après les tissus – en plus, en matière de patchwork, il y a plein de gens super plus doués que moi qui proposent toutes sortes d’assemblages de tissus assortis, c’est merveilleux ! Oui, mais pas souvent en lainage, c’est plutôt des (adorables) cotonnades imprimées…

Donc, quand je me suis pointée à L’Aiguille en fête cette année, je vous promets (une fois de plus) que je n’avais pas l’intention de casser ma tirelire à des broutilles : je cherchais ce fameux assemblage de lainages très masculins pour coudre un sac à mon homme. Fastoche ? Hum.

OK, en vrai, j’étais sûre de ne pas le trouver et de rentrer bredouille.

Erreur ! Je l’ai trouvé super vite, sur un stand italien dont j’ai oublié le nom (honte), tellement j’étais contente de ma découverte miraculeuse. En plus, ils ne proposaient qu’un seul type de lot et 100% dans mes couleurs (euh… dans les couleurs de mon homme… enfin, ce n’est pas non plus comme s’il avait voix au chapitre) ! Génial ! (Allons, je vous fais grâce de la suite du salon et, parce que je vous respecte, je ne vais pas essayer de vous faire croire que je ne me suis pas offert des kits de couture et je ne sais combien d’écheveaux de fil à chaussettes même pas dans mes couleurs, mais qui me faisaient trop envie.)

Enfin voici le résultat, une besace “doudou” molletonnée de partout avec plein de poches. Il ne la quitte plus, parce qu’elle est moelleuse et tellement grande qu’il transporte n’importe quoi dedans. Arrgh ! Elle ne va pas durer longtemps ! Bon, tant mieux, ça me donnera une idée de prochain cadeau… ;-)

Ô Valentin, mon Valentin…Ô Valentin, mon Valentin…

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Ma boîte préférée

6 Février 2017, 09:24am

Publié par MarieM

Ma boîte préférée

En décembre dernier, j’ai proposé aux fileuses et fileurs du forum Tricotin un thème de filage un peu ludique.

J’ai commencé par leur rappeler une observation que l’on fait souvent en période de fêtes : pour les enfants d’un certain âge (mettons de deux à quatre ou cinq ans environ), inutile de trop se casser la tête à la recherche du cadeau parfait, car ils vont surtout s’amuser avec l’emballage. Eh oui, on en a vu des tableaux d’éveil laissés de côté pour un temps pendant que le petit s’amusait avec le beau papier qui fait tellement de bruit quand on le froisse ou qu’on le déchire… sans oublier, bien sûr, les bolducs dorés ou frisottés d’un habile coup de ciseaux.

Sans aller jusque-là, moi, je suis très sensible aux emballages, au packaging et surtout aux jolies boîtes. Si vous voulez me vendre des biscuits à la cannelle alors que j’ai horreur de ça, placez-les dans une jolie boîte en fer-blanc rétro et je sors mon porte-monnaie !!

Comme c’était l’époque des boîtes de toutes les couleurs et de toutes les tailles amoncelées sous le sapin, je leur ai suggéré de se pencher sur ce thème pour filer un écheveau qui tiendrait tout juste dans la boîte dont il serait inspiré : “Vous n’avez pas le temps ? Choisissez une boîte de pastilles ! Vous avez prévu de vous tricoter un pull avec ? Prenez carrément un carton à chapeaux… Il y a forcément chez vous une jolie petite boîte qui vous plaît, boîte de bonbons ou de chocolats, boîte à gâteaux ou à thé, luxueux emballage de parfum ou même écrin à bijoux. Cherchez à reproduire ses couleurs, sa texture, ses motifs, que sais-je. Évaluez la juste quantité de fibres – attention, les fibres “foisonnent” : l’écheveau terminé occupera moins de place que les fibres qui le composent quand elles volent en liberté. Puis filez, retordez si c’est prévu, rangez l’écheveau dans la boîte et prenez une jolie photo !”

Pour ma part, j’ai joué sur le côté festif des fêtes de fin d’année en essayant de faire des compromis avec un planning chargé et j’ai donc choisi une toute petite boîte !! Mais l’exercice était tellement amusant que j’ai eu envie de m’y prêter à nouveau et d’en faire la base d’une nouvelle collection d’écheveaux.

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Un collier

28 Janvier 2017, 12:14pm

Publié par MarieM

Un collier

Les fêtes sont passées, avec leur lot de clinquant et de paillettes. Pour la Saint-Sylvestre, vous vous êtes peut-être mis(es) sur votre 31 (c’était de circonstance…). Moi, ma faiblesse, ce sont les beaux bijoux ; je ne suis pas très sensible aux matières précieuses mais j’adore les pièces artisanales soignées, surtout les perles au chalumeau.

Du coup, j'ai proposé aux fileuses et fileurs du forum Tricotin de créer un écheveau qui puisse être porté comme un collier !

Moi, je suis partie de très belles perles au chalumeau signées Catherine Gendreu, auxquelles j’ai ajouté quelques autres perles de différents formats tirées de mes divers sacs à malice… Puis j’ai cardé des rolags de laine et soie pour aller avec. Je voulais que les perles ressortent bien donc je suis volontairement restée dans des tons pastel.

Un collierUn collier
Un collierUn collier

J’ai enfilé les plus grosses perles sur des mèches individuelles de laine pour les inclure lors du filage du premier brin ; pour ce qui est des perles de rocaille, je les enfilais directement sur le fil au fur et à mesure.

Un collier

Ensuite, pour obtenir de la texture, j’ai fait successivement deux retors navajo et un retors andin, ce qui m’a donné un métrage permettant d’enrouler le fil trois fois autour du cou, façon sautoir. C’est le léger excès de torsion donné pendant le dernier retors qui fait s’enrouler le fil sur lui-même.

Un collier

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Mon livre de chevet

19 Janvier 2017, 15:24pm

Publié par MarieM

Mon livre de chevet

J’ai pris beaucoup de plaisir, tout au long de 2016, à travailler sur ma collection d’écheveaux “Mon livre de chevet”. J’adore les livres. Pas seulement parce qu’ils sont la base de mon premier job : j’adore lire, tout simplement.

Je me souviens du premier livre que j’ai lu d’une façon incroyablement précise, qui m’étonnera toujours compte tenu du peu de souvenirs que je garde de ma petite enfance. Ce jour-là, j’étais vraiment malade au point de ne pas pouvoir me lever et je m’ennuyais terriblement ; ma mère s’est prise de pitié et bien que je sache à peine lire, elle est allée à la bibliothèque et m’en a ramené un livre de la Bibliothèque rose, un “Oui-Oui” (!). Je l’ai dévoré dans la journée et elle a dû faire quelques allers-retours à la bibliothèque dans les jours qui ont suivi… Je me souviens bien de cette chambre un peu calfeutrée, des rideaux à moitié tirés, des draps froissés, et de ce plaisir incroyable de voyager dans le temps, dans l’espace et dans la réalité à travers le bruissement des pages tournées. De cette faculté qu’ont les livres de nous extraire des mauvais jours, ou tout au moins des heures que l’on aimerait voir passer plus vite. Je ne l’oublierai jamais. Mais il y a pas mal d’années que je ne feuillette plus d’aventures de Oui-Oui…

J’ai toujours adoré lire Stephen King, et ce n’est qu’une coïncidence qu’une série très prometteuse créée à partir d’un de ses excellents romans soit diffusée à la télévision aujourd’hui : je ne pouvais finir ma collection sans avoir choisi une de ses œuvres. Le fil est prêt depuis longtemps, j’attendais juste que le soleil revienne nous visiter pour pouvoir enfin le photographier (non, je n’aime pas prendre des clichés en lumière artificielle et, oui, je sais que je ne serai jamais une pro dans ce domaine, mais je dors quand même très bien la nuit… même après avoir lu du King ! ;-).

Pourquoi 22/11/63 ? Si je vous disais que j’ai choisi les couleurs de la couverture, ce ne serait pas 100% une boutade superficielle. Je ne pourrai jamais dire quel est mon King préféré car ça change tout le temps, selon l’époque de ma vie, selon mon humeur du jour. Aucune de ses œuvres ne mérite d’être reniée, même si je ne relis plus certaines d’entre elles qui appartiennent plutôt à ma période adolescente/jeune adulte (dit la fille qui a décidé de tout relire l’année dernière pour je ne sais quelle raison…). Je raffole par exemple d’un roman dont on a très peu parlé, Duma Key : il a déclenché en moi une formidable pulsion créatrice.

Quand j’ose dire que j’adore Stephen King, je vois beaucoup de gens prendre un air pincé, genre “Oh-ça-si-c’est-pas-de-la-sous-culture-pire-que-le-Mc-Do…” Facile de repérer ceux qui n’ont jamais eu l’occasion de lire un très bon Stephen King – ou qui n’en ont jamais lu du tout – et qui commettent l’erreur de juger autrui sur ses goûts culturels, ou ce qu’ils croient en connaître. Fut un temps où (j’avais du temps à perdre et) je montais au créneau pour sauver mon auteur favori, suggérant de lire “au moins Misery !” (on sait jamais, s’ils ont vu le film, cela leur fera peut-être plaisir de découvrir l’autre moitié de l’histoire)… Mais aujourd’hui je suis une vieille dame égoïste et je hausse les épaules en pensant “Hé hé, vous avez raison, n’y touchez pas, ça en fera plus pour moi.”

En tout cas, chaque matin de fête des Mères, je savoure ma première tasse de thé dans mon lit en attendant impatiemment le bisou de mes chéris et leur cadeau – un King tout beau, tout neuf, acheté avec leurs petites économies (à moins qu’ils aient tout bâfré à la pâtisserie et braqué leur pâte tendre de père) que je vais peut-être dévorer tout de suite, que je vais peut-être héroïquement mettre de côté pour le savourer au bord d’une piscine (si possible), pendant les vacances.

Je ne vais donc pas essayer de vous persuader de lire Stephen King, surtout pas si vous faites partie de ceux qui le prennent pour un fanatique de morts-vivants ou d’extraterrestres destructeurs. Je ne vais pas vous expliquer qu’il ne parle que d’humanité, que c’est un des meilleurs créateurs (oh, il n’aimerait pas ce mot !) de personnages1 qui soient, etc. Mais si vous voulez, vous pouvez ignorer son talent et tricoter un fil en laine douce… parsemée d’un peu de rouge ici et là.

1. Et pourtant, quel affreux jojo, il a le chic pour vous entraîner dans la vie d’un personnage et vous sortir soudainement une phrase du genre “Elle retira la cigarette à demi consumée du porte-cigarette, ses doigts déformés faisant preuve d’une étonnante dextérité […] Je me suis demandé depuis – je sais, c’est morbide, mais je me le suis demandé – si elle l’aurait fumée jusqu’au bout, sachant que ce serait la dernière.” Un petit plaisir sadique dont ma fille et moi raffolons honteusement. Je vous jure que je suis incapable d’expliquer pourquoi. Il est bien loin, Oui-Oui !

J’ai fait ce qu’il me demandait, avec le sentiment d’être le plus grand corniaud de la terre. Un pas… en baissant la tête pour éviter de frotter contre le plafond en aluminium… deux pas… les genoux fléchis maintenant. Encore quelques pas et je devrais me mettre à genoux. Ce que je n’avais aucune intention de faire, requête de mourant ou pas.
— Al, c’est ridicule. Sauf si tu veux que je te rapporte un carton de fruits au sirop ou un de ces petits paquets de gelée, je ne vois pas ce que je viens faire i…
C’est là que j’ai senti mon pied s’enfoncer, exactement comme quand on descend une marche sans s’y attendre. Sauf que mon pied était toujours posé à plat sur le sol en linoléum gris foncé. Je le voyais.
— Tu y es, a dit Al.
Sa voix n’était plus rocailleuse, du mois temporairement ; elle était veloutée de satisfaction.
— Tu l’as trouvé, copain.
Mais j’avais trouvé quoi ? J’étais en train d’expérimenter quoi exactement ?

Stephen King, 22/11/63

Mon livre de chevet

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