Encore
un petit pas sur le côté pour élargir ma palette… C’est en admirant quelques belles réalisations autour de moi et surtout à la lecture du magnifique Knitting Never Felt Better de Nicky Epstein que j’ai complètement fondu pour le
tricot feutré…
Au départ
Bon, je le savais, qu’on pouvait passer certains fils tricotés en machine et les feutrer sciemment pour obtenir une texture différente, notamment pour faire des sacs ou des chaussons. Mais je n’étais pas consciente du nombre de petites techniques spéciales que l’on pouvait associer à cette opération pour obtenir des effets carrément magiques ! Et quand je suis tombée sur cette section de « tie and felt », dans ce livre de Nicky Epstein qui accorde encore plus de place à la technique qu’aux modèles, j’ai immédiatement voulu, tout-de-suite tout-de-suite, l’écharpe « à bouboules ».
La vilaine
J’espère bien que Flore ne me lit pas, car si elle savait à quel point je massacre le beau Kid Mohair Adriafil
qu’elle vend sur Tricotin, elle risque d’en tomber en syncope… C’est vrai que c’est un très beau fil, vraiment fin, d’une douceur extrême et vendu
dans une palette de couleurs à tomber… Et moi, vilaine bricoleuse impénitente, qu’est-ce que j’en fais ? Ben, déjà, je commence par le passer à… la machine à tricoter…
Ben oui, j’ai craqué pour
une vieille Passap Vario ! Nicky Epstein le dit, « c’est l’occasion de ressortir la machine à tricoter »… donc, moi, docile, j’écoute Nicky Epstein, hein ? Et l’idée de passer
des heures et des heures à tricoter une bande de jersey tout bête avec des petites aiguilles, bof, j’ai déjà trop de choses à faire dans bien trop peu de temps. Et ce fil est si beau qu’en plus,
il se tricote très bien sur cette Vario, on dirait que ça a été fait aux aiguilles (faut dire que je n’avais pas mis le peigne). Et donc, en une heure, hop ! J’ai ma petite écharpe. Bon,
Flore ne s’est pas réveillée de sa (longue) syncope, j’espère, car après avoir parsemé mon tricot de billes empruntées à ma fille, soigneusement nouées, je le flanque dans la machine à 40°. Aïe
aïe aïe !
La bécasse
Et c’est là que j’ai été un peu trop optimiste ! Voilà ce qui en est ressorti : une jolie écharpe beige avec des superbes bouboules bien aériennes une fois les billes détachées… Oui mais, toute collée et tortillonnée sur elle-même ! Horreur, malheur !!! Flore, voile-toi les yeux !
Un peu de prudence, mamzelle !
Bon, je ne vais pas vous dire que j’ai passé commande d’une seule pelote de Kid Mohair sur Tricotin, je sais très bien que vous ne me croiriez pas… Et cette écharpe m’avait tellement séduite que j’étais prête à en faire cadeau pour Noël… Donc, je prends une autre pelote, verte celle-là (un très beau vert d’ailleurs), et hop, machine à tricoter, écharpe, billes, machine à laver… Cette fois, je prends mon programme à 40° le plus court et j’arrête au bout d’un petit quart d’heure… Ben, pas la peine d’aller plus loin, le résultat est là. La largeur où il n’y avait pas de bouboules a déjà commencé à se tortiller un peu mais j’arrive à la remettre à plat sans difficulté. Il faut dire que j’avais enfilé le long des deux bords un bout de fil de coton mercerisé, sur les conseils de miss Epstein, cela a peut-être évité le pire ?
Adieuuuuuuuuuuu…
Opération réussie et bien réussie, car cette écharpe exhibée avec fierté samedi soir a filé au cou de Sandra, sans un regard en arrière ! Bon, m’en fiche, il me reste un beau bleu sombre qui m’ira très bien. Où elle est, cette machine à tricoter ? Viens là, petite…
Toujours dans ma « collection » de célibataire spiralés façon sucre d'orge, après
Voici un digestif
facile à faire soi-même, et tout particulièrement destiné aux grands amateurs de réglisse, dont je fais partie ! La recette m’en a été inspirée par Laurent et Renata, qui avaient servi à
leur mariage d’amusants digestifs à base de divers bonbons macérés dans la vodka… J’ai adapté les proportions et l’alcool de base à mes goûts personnels, et en voici la
recette.
Première
étape :
Deuxième étape :
Troisième étape :
Lorsque j’ai découvert cette bouteille de vin chilien, avec son vélo sur l’étiquette, j’ai tout de suite pensé à mon Homme et à son père, tous
deux férus de la Petite Reine. J’ai été équitable : l’Homme a bu le vin et le beau-père a eu une lampe pour son anniversaire… Il suffit d’un petit adaptateur tout bête pour transformer une
bouteille souvenir en lampe. Oui, je sais, l’idée n’est pas neuve ! Chut ! Interdit de se moquer ! J’en ai profité pour faire un abat-jour en laine. Cela faisait un moment que
j’avais envie d’essayer le feutrage à l’eau chaude et au savon, ce fut l’occasion d’un premier petit test… J’ai juste feutré deux rectangles de laine blanche avec quelques fibres grises, que j’ai
cousus sur un abat-jour en plastique transparent… Mais la prochaine fois, promis, je me fais un patron adapté à la forme de l’abat-jour.
C’est après une visite sur le site de
Je me suis
régalée avec
Vous vous
souvenez de mon
Voilà un beau fil
pétant comme je les aime. C’est du mohair en ruban de Bergère de France acheté lors de mes débuts dans le filage… je ne connaissais pas les bonnes adresses… et ce mohair-là n’est pas de très bonne
qualité, il gratte. Mais il prend très bien la couleur quand on le teint avec des peintures pour soie, mieux même que la laine ! Cela dit, il gratte tellement qu’il va se retrouver cantonné à
un petit sac à main ou à un élément de déco. J’ai essayé de m’en faire un bonnet, il s’est avéré importable : mes oreilles ne m’ont pas dit merci !!!
Ce n’est pas moi qui
l’ai fait, mais il va falloir que je commence à lui laisser la main sur ce blog : ma Princesse a eu huit ans et s’intéresse de plus en plus aux fibres (mais comment que ça se
fait-ce ???). Elle a eu envie d’essayer le feutrage à l’eau…
Je l’ai laissée choisir ses couleurs dans ma mallette de laines à feutrer (les laines à feutrer soi-disant « magiques » de
Bergère de France, qui grattent tellement qu’on n’aurait pas l’idée de faire quoi que ce soit avec : je n’en rachèterai pas !), je lui ai expliqué la technique, et voilà le travail :
une fine couche de fibres entrecroisées… quelques « dessins » en coloris contrastés… un tulle par-dessus ça, de l’eau chaude et du savon de Marseille, et roule roule roule… pour obtenir
un très correct rectangle de feutre qui, une fois replié, a formé une pochette fort pratique.
Elle a aussi feutré un boudin en roulant une grosse mèche entre ses mains enduites d’eau savonneuse, histoire de
faire une poignée/bandoulière. Je me suis chargée de la couture, mais je sens bien que pour le prochain coup, elle voudra et pourra le faire elle-même. Tiens, il faudrait peut-être ajouter un
bouton en Fimo à cette pochette.
J’y pensais depuis longtemps, j’en avais très envie… Car quand on découvre le plaisir de tisser, on a vite envie de sortir des
écharpes et des formes géométriques… Je me demandais donc si on pouvait COUPER (arrrgg !) dans la pièce tissée comme dans un tissu industriel pour coudre un vêtement. Comme je tisse
généralement de grosses trames un peu lâches, je me doutais bien que le moindre coup de ciseaux me mènerait à un effilochage immédiat. Mais c’est là que j’ai pensé à la surjeteuse-raseuse. Et
pourquoi ne pas l’utiliser pour couper la pièce tout en la surjetant ?
Bon, les
rayures ne sont pas très droites, ça, c’est parce que les fils de chaîne ne sont pas tous tendus de manière assez uniforme (je note pour la prochaine fois).
Mon épinglage fait, j’ai respiré un bon coup, branché la surjeteuse et puis hop. Eh bien, ce n’était pas très facile, car
cette surjeteuse n’est pas très pratique à utiliser pour les arrondis, mais c’était faisable. Bien sûr, quand les pièces étaient trop rapprochées, celle surjetée tenait mais celle d’à côté
commençait à s’effilocher : à retenir. Bien sûr, le pied-de-biche, en tirant sur le patron, l’a déchiré en maints endroit et rendu inutilisable pour une prochaine fois : pas gravissime
(je pense pouvoir résoudre cela en recourant à l’intissé si je tiens à réutiliser le patron). Mais en dehors de ces petites misères, ça marchait !
La cigogne a apporté Guilhem, et moi j’ai apporté la gigoteuse… Les aficionadas
auront très certainement reconnu le modèle des
J’ai tricoté,
tricoté et tricoté, mais je n’ai pas pu la lui offrir le jour de son anniversaire, snif ! Elle ne l’a eue que le lendemain… mais elle lui plaît quand même, cette veste toute simple tirée des
Échange de bons procédés, échange de sacs, les bons comptes font les bonnes amies, etc. Contre un très joli sac offert par
Virginie, un sac tombé de mon métier (plaf). Depuis qu’il est arrivé chez moi, le Knitters Loom de 50 cm de large déniché chez
Je me demandais
depuis quelque temps quoi offrir à mon amie irlandaise Teresa pour son anniversaire… En proposant son « thème du mois » sur
Un modèle
Phildar original, puisqu’il se travaille en trois morceaux, en partant du bas de la manche… agrémenté par un bouton assorti en Fimo (fait en trois secondes !)… Dites donc, j’ai bien
l’impression que ma Princesse en a un peu assez de jouer les mannequins ???

