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Rue de la Laine, le blog

Le gris du ciel

14 Mars 2017, 19:10pm

Publié par MarieM

Le gris du ciel

Je ne sais pas comment c’était chez vous, mais moi, je n’ai pas beaucoup vu le soleil en janvier ! C’est pourquoi, en février, j’ai proposé aux fileuses et fileurs du forum Tricotin de s’inspirer du gris, soit en teinture, soit en piochant dans des toisons gris naturel, soit par mélanges de fibres, pour évoquer les moments où “le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle”…

Moi j’ai fait tout simple, j’ai cardé des fibres naturelles, du gotland pour sa merveilleuse couleur d’orage, de la soie, un peu de mérinos et pas mal de lapin angora, là encore dans des coloris “nature”. J’ai très peu tordu, je voulais un résultat très aéré, aérien… Cela ne se voit sans doute pas à l’image, mais c’est un fil moelleux comme un nuage.

Un grand merci, bien sûr, à Fiston qui m’a créé tout un petit troupeau de moutons en papier – il compatit à ma frustration de ne pas en avoir un pour de vrai !

Le gris du cielLe gris du ciel

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Ma boîte préférée

9 Mars 2017, 12:08pm

Publié par MarieM

Ma boîte préférée

En décembre dernier, j’ai proposé aux fileuses et fileurs du forum Tricotin de s’inspirer d’une boîte pour créer un petit écheveau qui s’insérerait parfaitement dedans. Comme, avec la ronde des marchés de Noël et des fêtes de fin d’année, j’étais (une fois de plus) un peu surchargée, j’avais choisi une boîte minuscule pour aller plus vite ! Oubliant d’ailleurs que cela peut davantage être un challenge de remplir une très petite boîte qu’une moyenne… Mais on va dire que la bonne fée des fileuses veillait sur moi, car j’ai eu de la chance et mon écheveau tenait pile dans la boîte.

En tout cas, l’exercice m’a tellement plu que j’ai décidé de le refaire, et même une fois par mois : j’avais trouvé le thème de ma collection d’écheveaux pour 2017 ! Pour le mois de février, j’ai craqué pour l’emballage (un peu plus gros) de mon parfum “Moment volé” signé Fragonard, une fragrance discrète et poudrée que j’aime beaucoup. J’aimais aussi les couleurs de la boîte, donc j’ai réalisé ce petit écheveau en mérinos et soie doux et mousseux, retordu avec un fil de lurex doré.

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Ô Valentin, mon Valentin…

8 Mars 2017, 01:18am

Publié par MarieM

Tiens, j’avais oublié de vous le montrer, celui-là !

Ô Valentin, mon Valentin…

Vous en trouvez facilement, vous, des idées de cadeau pour la Saint-Valentin ?

Je vais vous dire une chose… J’ai lu partout que l’amour, ça dure trois ans, dans le meilleur des cas (j’ai lu pire : ça dure dix jours… neuf mois… etc.). C’est faux ! Je suis peut-être une tortue préhistorique mais, selon ma vieille expérience, l’amour dure au moins vingt ans (je vous tiendrai au courant des développements ultérieurs :-).

En revanche, ce qui a du mal à se maintenir sur la durée, c’est les idées de cadeau ! Il n’y a pas que la Saint-Valentin : l’anniversaire, l’anniversaire de mariage, la fête (zut, ça fait bien deux mois que je lui dois un kilo de chocolat), Noël, etc. Et tant qu’à rester dans les lieux communs, pour un homme, c’est encore plus difficile. Je ne sais pas pour vous mais j’ai tout essayé et à force, je finis par tourner en rond. Donc, non, ce n’est pas la première fois que je lui couds un sac.

Alors, vous allez me croire ou pas, mais cette année, j’avais des envies de tweed et de lainage, pire : j’avais envie d’inventer une sorte de sacoche en patchwork (dans la mesure de mes modestes moyens vu que je suis nulle en patchwork). Mais je n’avais pas envie de courir après les tissus – en plus, en matière de patchwork, il y a plein de gens super plus doués que moi qui proposent toutes sortes d’assemblages de tissus assortis, c’est merveilleux ! Oui, mais pas souvent en lainage, c’est plutôt des (adorables) cotonnades imprimées…

Donc, quand je me suis pointée à L’Aiguille en fête cette année, je vous promets (une fois de plus) que je n’avais pas l’intention de casser ma tirelire à des broutilles : je cherchais ce fameux assemblage de lainages très masculins pour coudre un sac à mon homme. Fastoche ? Hum.

OK, en vrai, j’étais sûre de ne pas le trouver et de rentrer bredouille.

Erreur ! Je l’ai trouvé super vite, sur un stand italien dont j’ai oublié le nom (honte), tellement j’étais contente de ma découverte miraculeuse. En plus, ils ne proposaient qu’un seul type de lot et 100% dans mes couleurs (euh… dans les couleurs de mon homme… enfin, ce n’est pas non plus comme s’il avait voix au chapitre) ! Génial ! (Allons, je vous fais grâce de la suite du salon et, parce que je vous respecte, je ne vais pas essayer de vous faire croire que je ne me suis pas offert des kits de couture et je ne sais combien d’écheveaux de fil à chaussettes même pas dans mes couleurs, mais qui me faisaient trop envie.)

Enfin voici le résultat, une besace “doudou” molletonnée de partout avec plein de poches. Il ne la quitte plus, parce qu’elle est moelleuse et tellement grande qu’il transporte n’importe quoi dedans. Arrgh ! Elle ne va pas durer longtemps ! Bon, tant mieux, ça me donnera une idée de prochain cadeau… ;-)

Ô Valentin, mon Valentin…Ô Valentin, mon Valentin…

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Ma boîte préférée

6 Février 2017, 09:24am

Publié par MarieM

Ma boîte préférée

En décembre dernier, j’ai proposé aux fileuses et fileurs du forum Tricotin un thème de filage un peu ludique.

J’ai commencé par leur rappeler une observation que l’on fait souvent en période de fêtes : pour les enfants d’un certain âge (mettons de deux à quatre ou cinq ans environ), inutile de trop se casser la tête à la recherche du cadeau parfait, car ils vont surtout s’amuser avec l’emballage. Eh oui, on en a vu des tableaux d’éveil laissés de côté pour un temps pendant que le petit s’amusait avec le beau papier qui fait tellement de bruit quand on le froisse ou qu’on le déchire… sans oublier, bien sûr, les bolducs dorés ou frisottés d’un habile coup de ciseaux.

Sans aller jusque-là, moi, je suis très sensible aux emballages, au packaging et surtout aux jolies boîtes. Si vous voulez me vendre des biscuits à la cannelle alors que j’ai horreur de ça, placez-les dans une jolie boîte en fer-blanc rétro et je sors mon porte-monnaie !!

Comme c’était l’époque des boîtes de toutes les couleurs et de toutes les tailles amoncelées sous le sapin, je leur ai suggéré de se pencher sur ce thème pour filer un écheveau qui tiendrait tout juste dans la boîte dont il serait inspiré : “Vous n’avez pas le temps ? Choisissez une boîte de pastilles ! Vous avez prévu de vous tricoter un pull avec ? Prenez carrément un carton à chapeaux… Il y a forcément chez vous une jolie petite boîte qui vous plaît, boîte de bonbons ou de chocolats, boîte à gâteaux ou à thé, luxueux emballage de parfum ou même écrin à bijoux. Cherchez à reproduire ses couleurs, sa texture, ses motifs, que sais-je. Évaluez la juste quantité de fibres – attention, les fibres “foisonnent” : l’écheveau terminé occupera moins de place que les fibres qui le composent quand elles volent en liberté. Puis filez, retordez si c’est prévu, rangez l’écheveau dans la boîte et prenez une jolie photo !”

Pour ma part, j’ai joué sur le côté festif des fêtes de fin d’année en essayant de faire des compromis avec un planning chargé et j’ai donc choisi une toute petite boîte !! Mais l’exercice était tellement amusant que j’ai eu envie de m’y prêter à nouveau et d’en faire la base d’une nouvelle collection d’écheveaux.

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Un collier

28 Janvier 2017, 12:14pm

Publié par MarieM

Un collier

Les fêtes sont passées, avec leur lot de clinquant et de paillettes. Pour la Saint-Sylvestre, vous vous êtes peut-être mis(es) sur votre 31 (c’était de circonstance…). Moi, ma faiblesse, ce sont les beaux bijoux ; je ne suis pas très sensible aux matières précieuses mais j’adore les pièces artisanales soignées, surtout les perles au chalumeau.

Du coup, j'ai proposé aux fileuses et fileurs du forum Tricotin de créer un écheveau qui puisse être porté comme un collier !

Moi, je suis partie de très belles perles au chalumeau signées Catherine Gendreu, auxquelles j’ai ajouté quelques autres perles de différents formats tirées de mes divers sacs à malice… Puis j’ai cardé des rolags de laine et soie pour aller avec. Je voulais que les perles ressortent bien donc je suis volontairement restée dans des tons pastel.

Un collierUn collier
Un collierUn collier

J’ai enfilé les plus grosses perles sur des mèches individuelles de laine pour les inclure lors du filage du premier brin ; pour ce qui est des perles de rocaille, je les enfilais directement sur le fil au fur et à mesure.

Un collier

Ensuite, pour obtenir de la texture, j’ai fait successivement deux retors navajo et un retors andin, ce qui m’a donné un métrage permettant d’enrouler le fil trois fois autour du cou, façon sautoir. C’est le léger excès de torsion donné pendant le dernier retors qui fait s’enrouler le fil sur lui-même.

Un collier

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Mon livre de chevet

19 Janvier 2017, 15:24pm

Publié par MarieM

Mon livre de chevet

J’ai pris beaucoup de plaisir, tout au long de 2016, à travailler sur ma collection d’écheveaux “Mon livre de chevet”. J’adore les livres. Pas seulement parce qu’ils sont la base de mon premier job : j’adore lire, tout simplement.

Je me souviens du premier livre que j’ai lu d’une façon incroyablement précise, qui m’étonnera toujours compte tenu du peu de souvenirs que je garde de ma petite enfance. Ce jour-là, j’étais vraiment malade au point de ne pas pouvoir me lever et je m’ennuyais terriblement ; ma mère s’est prise de pitié et bien que je sache à peine lire, elle est allée à la bibliothèque et m’en a ramené un livre de la Bibliothèque rose, un “Oui-Oui” (!). Je l’ai dévoré dans la journée et elle a dû faire quelques allers-retours à la bibliothèque dans les jours qui ont suivi… Je me souviens bien de cette chambre un peu calfeutrée, des rideaux à moitié tirés, des draps froissés, et de ce plaisir incroyable de voyager dans le temps, dans l’espace et dans la réalité à travers le bruissement des pages tournées. De cette faculté qu’ont les livres de nous extraire des mauvais jours, ou tout au moins des heures que l’on aimerait voir passer plus vite. Je ne l’oublierai jamais. Mais il y a pas mal d’années que je ne feuillette plus d’aventures de Oui-Oui…

J’ai toujours adoré lire Stephen King, et ce n’est qu’une coïncidence qu’une série très prometteuse créée à partir d’un de ses excellents romans soit diffusée à la télévision aujourd’hui : je ne pouvais finir ma collection sans avoir choisi une de ses œuvres. Le fil est prêt depuis longtemps, j’attendais juste que le soleil revienne nous visiter pour pouvoir enfin le photographier (non, je n’aime pas prendre des clichés en lumière artificielle et, oui, je sais que je ne serai jamais une pro dans ce domaine, mais je dors quand même très bien la nuit… même après avoir lu du King ! ;-).

Pourquoi 22/11/63 ? Si je vous disais que j’ai choisi les couleurs de la couverture, ce ne serait pas 100% une boutade superficielle. Je ne pourrai jamais dire quel est mon King préféré car ça change tout le temps, selon l’époque de ma vie, selon mon humeur du jour. Aucune de ses œuvres ne mérite d’être reniée, même si je ne relis plus certaines d’entre elles qui appartiennent plutôt à ma période adolescente/jeune adulte (dit la fille qui a décidé de tout relire l’année dernière pour je ne sais quelle raison…). Je raffole par exemple d’un roman dont on a très peu parlé, Duma Key : il a déclenché en moi une formidable pulsion créatrice.

Quand j’ose dire que j’adore Stephen King, je vois beaucoup de gens prendre un air pincé, genre “Oh-ça-si-c’est-pas-de-la-sous-culture-pire-que-le-Mc-Do…” Facile de repérer ceux qui n’ont jamais eu l’occasion de lire un très bon Stephen King – ou qui n’en ont jamais lu du tout – et qui commettent l’erreur de juger autrui sur ses goûts culturels, ou ce qu’ils croient en connaître. Fut un temps où (j’avais du temps à perdre et) je montais au créneau pour sauver mon auteur favori, suggérant de lire “au moins Misery !” (on sait jamais, s’ils ont vu le film, cela leur fera peut-être plaisir de découvrir l’autre moitié de l’histoire)… Mais aujourd’hui je suis une vieille dame égoïste et je hausse les épaules en pensant “Hé hé, vous avez raison, n’y touchez pas, ça en fera plus pour moi.”

En tout cas, chaque matin de fête des Mères, je savoure ma première tasse de thé dans mon lit en attendant impatiemment le bisou de mes chéris et leur cadeau – un King tout beau, tout neuf, acheté avec leurs petites économies (à moins qu’ils aient tout bâfré à la pâtisserie et braqué leur pâte tendre de père) que je vais peut-être dévorer tout de suite, que je vais peut-être héroïquement mettre de côté pour le savourer au bord d’une piscine (si possible), pendant les vacances.

Je ne vais donc pas essayer de vous persuader de lire Stephen King, surtout pas si vous faites partie de ceux qui le prennent pour un fanatique de morts-vivants ou d’extraterrestres destructeurs. Je ne vais pas vous expliquer qu’il ne parle que d’humanité, que c’est un des meilleurs créateurs (oh, il n’aimerait pas ce mot !) de personnages1 qui soient, etc. Mais si vous voulez, vous pouvez ignorer son talent et tricoter un fil en laine douce… parsemée d’un peu de rouge ici et là.

1. Et pourtant, quel affreux jojo, il a le chic pour vous entraîner dans la vie d’un personnage et vous sortir soudainement une phrase du genre “Elle retira la cigarette à demi consumée du porte-cigarette, ses doigts déformés faisant preuve d’une étonnante dextérité […] Je me suis demandé depuis – je sais, c’est morbide, mais je me le suis demandé – si elle l’aurait fumée jusqu’au bout, sachant que ce serait la dernière.” Un petit plaisir sadique dont ma fille et moi raffolons honteusement. Je vous jure que je suis incapable d’expliquer pourquoi. Il est bien loin, Oui-Oui !

J’ai fait ce qu’il me demandait, avec le sentiment d’être le plus grand corniaud de la terre. Un pas… en baissant la tête pour éviter de frotter contre le plafond en aluminium… deux pas… les genoux fléchis maintenant. Encore quelques pas et je devrais me mettre à genoux. Ce que je n’avais aucune intention de faire, requête de mourant ou pas.
— Al, c’est ridicule. Sauf si tu veux que je te rapporte un carton de fruits au sirop ou un de ces petits paquets de gelée, je ne vois pas ce que je viens faire i…
C’est là que j’ai senti mon pied s’enfoncer, exactement comme quand on descend une marche sans s’y attendre. Sauf que mon pied était toujours posé à plat sur le sol en linoléum gris foncé. Je le voyais.
— Tu y es, a dit Al.
Sa voix n’était plus rocailleuse, du mois temporairement ; elle était veloutée de satisfaction.
— Tu l’as trouvé, copain.
Mais j’avais trouvé quoi ? J’étais en train d’expérimenter quoi exactement ?

Stephen King, 22/11/63

Mon livre de chevet

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Noël blanc sur Ouessant

14 Décembre 2016, 10:04am

Publié par MarieM

Noël blanc sur Ouessant

Brr, le temps s’est bien rafraîchi, c’est de saison ! J’ai donc proposé aux fileuses et fileurs du forum Tricotin, ce mois-ci, le thème “Bien au chaud”. Je leur ai demandé comment ils s’y prenaient pour faire un fil bien chaud, à s’enrouler autour du cou en écharpe ou en col moelleux, ou dans lequel tricoter le “shrug” destiné à nous protéger des courants d’air.

On dit que les fils “woolen” sont les plus chauds car ils captent beaucoup d’air. Pourtant, on file rarement un vrai fil “woolen”. La recette consacrée : utiliser des fibres cardées en rolag et les filer en long draw sans les lisser ni les surtordre. Le fil obtenu sera plus fragile car il aura tendance à boulocher, certes, mais il sera plus léger et plus moelleux. Ply Magazine a consacré tout un numéro à cette technique.

C’est ce que j’ai voulu essayer de faire. J’ai donc cardé mes fibres (en ajoutant des bouloches de coton pour faire la “neige” et rester dans le thème…) et j’ai roulé les nappes pour faire une sorte de rolag géant que je comptais étirer depuis le bout. Mais ce n’était pas très pratique, donc je me suis contentée d’en arracher des poignées que j’ai filées sur le pli en long draw. J’ai ensuite retordu le fil sur lui-même (les bouloches de coton ne sont pas toutes restées dedans, comme c’est souvent le cas, donc il y avait de la fausse neige un peu partout par terre dans mon atelier, ce qui a beaucoup fait rire le passeur d’aspirateur), et voilà “Noël blanc sur Ouessant” !

Noël blanc sur OuessantNoël blanc sur Ouessant
Noël blanc sur Ouessant

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Venez me voir au marché de Noël de Vanves !

8 Décembre 2016, 18:46pm

Publié par MarieM

Venez me voir au marché de Noël de Vanves !

À tous les passionnés de fibres de région parisienne, je propose de venir faire un tour au marché de Noël de Vanves, qui réunit chaque année producteurs de terroirs et créateurs artisans pour que chacun puisse faire ses achats festifs, cadeaux et bonne bouffe étant naturellement à l’honneur. Autour de tout ce petit monde, tours en calèches, animations et concerts, le tout gratuit.

Voici les horaires :

– vendredi 9 : de 15h à 20h30 ;

– samedi 10 : 10h à 20h30 ;

– dimanche 11 : de 10h à 18h.

Pour télécharger le programme, cliquez ici.

Cette année, on m’a même proposé d’animer un café tricot ! Il aura lieu au Café des Saveurs de 15h30 à 16h30, le samedi 10 et le dimanche 11 décembre. N’hésitez pas à venir montrer vos ouvrages et faire prendre l’air à vos aiguilles… Naturellement, à ces horaires, vous ne me trouverez pas sur le stand. Mais vous pourrez tout de même venir y découvrir les dernières créations que je vous ai montrées sur ce blog au cours des dernières semaines…

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Toute fine, toute légère…

6 Décembre 2016, 15:13pm

Publié par MarieM

Toute fine, toute légère…

… non, ce n’est pas de moi que je parle :-D ! Mais de l’écharpe que je viens de terminer avec la soie de mawatas filée lors de mon dernier marché.

En fait, même avec le peigne 60/10 que j’attendais impatiemment de pouvoir étrenner, le fil était encore trop fin, ce qui m’a permis de tisser une véritable gaze de soie, un petit bonheur de luxe et de douceur. Elle ne pèse qu’une soixantaine de grammes, bien qu’elle fasse ses deux mètres de long, et n’a utilisé que la moitié de la pelote… Je suis en pleine réflexion, vous vous en doutez, au sujet de ce que je vais faire de l’autre moitié.

Toute fine, toute légère…Toute fine, toute légère…
Toute fine, toute légère…Toute fine, toute légère…

Je me suis demandé avec Chantal, qui s’étonnait de sa finesse, si elle passerait à travers une bague, comme les fameux pashminas ou encore les châles orenbourg qui doivent passer à travers un anneau de mariage. Eh bien, oui, la preuve en image, elle y passe, et au large encore !

Vous le voyez, en ce moment, je suis totalement dans l’inspiration “Noël blanc”…

Toute fine, toute légère…Toute fine, toute légère…

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Mon livre de chevet

1 Décembre 2016, 18:26pm

Publié par MarieM

Mon livre de chevet

D’accord, d’accord, il n’est pas vraiment sur ma table de chevet. Il est sur mon bureau. Et je m’en sers très souvent, car il a réponse à tout ou presque… même s’il est parfois horripilant quand je mets un temps fou à trouver dans laquelle de ses 1600 pages il traite du sujet qui m’intéresse – par exemple si on accorde ou pas tel passé composé dans un emploi bien spécifique – et qu’il me dit que “on peut écrire les deux”. Argh ! ;-) Certes, une consultation du Grevisse (ce n'est pas son titre, c'est vrai, mais c'est comme ça qu'on l'appelle entre nous), ce n’est jamais rapide, et en plus il pèse son poids (plus de deux kilos et demi, si vous vous posiez la question). Pourtant, avouez qu'en plus de représenter une faramineuse somme de connaissances sur la langue française, c’est un bel objet !

Je ne pouvais passer à côté de ce cher bouquin pour ma collection “Mon livre de chevet”. J'ai donc réalisé un écheveau jouant sur le blanc et le noir pour évoquer sa couverture, orné d'une cinquantaine de perles alphabet (sainte patience).

Mon livre de chevet

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Bilan d’un marché parisien

29 Novembre 2016, 09:19am

Publié par MarieM

Bilan d’un marché parisien

Me voici de retour du marché des créateurs des Champs-Élysées, dont j’ai eu parfois l’impression qu’il n’avait de “créateur” que le nom… En effet, le petit “village des créateurs” était noyé dans une grande fête foraine où les gens venaient manger des churros, boire du vin chaud et filmer leurs enfants sur les manèges. Une atmosphère très festive, mais qui ne poussait pas à admirer les créations minutieusement réalisées par les quelques artisans qui n’étaient pas en fait des revendeurs de bricoles.

Parmi ces derniers, j’ai tout de même eu le plaisir de faire la connaissance du sculpteur céramiste Benoist Lagarde (et aussi de faire quelques emplettes, hum ! je ne sais pas résister à un bel émail rouge…).

Et, si parmi les milliers de personnes venues du monde entier qui sont passées devant mon stand durant cette semaine, la plupart n’avaient certainement pas l’esprit à l’artisanat ou à la création, je ne saurais compter combien ont été étonnées ou émues par mon petit rouet qui a pédalé sans relâche, dix heures par jour ou presque. J’ai fait beaucoup de très belles rencontres et je ne saurais remercier assez tous ceux qui m’ont confié une bribe de leur histoire personnelle, évoqué un membre de leur famille, les pratiques d’antan de leur village ou de leur région. Ils m’ont touchée autant qu’ils l’ont été.

Merci donc aux ados qui ont sauté en l’air en jurant que c’était “trop stylé”. Merci aux vieilles dames qui m’ont raconté leurs longues heures de tissage, petites filles, dans un atelier portugais, ou qui ont évoqué la difficulté à redécouvrir le filage par nécessité, pendant la Seconde Guerre mondiales, alors qu’elles étaient adolescentes. Merci à ce monsieur moldave d’une suprême élégance qui a expliqué la fabrication des tapis dans son village. Merci à tous ces jeunes hommes fascinés par les roues et les courroies, que leurs amies essayaient d’entraîner à la force de leurs petits poignets vers les stands de bijouterie. Merci au garçon de café qui a mimé pour moi les gestes de sa grand-mère : le cardage et le filage au fuseau. Merci à tous ceux qui ont demandé mon autorisation avant de prendre des photos…

Pendant toutes ces rencontres enrichissantes, si mon cerveau était aux prises avec un anglais un poil rouillé à l’oral et des notions d’espagnol franchement décaties, mes mains et mes pieds, eux, ne chômaient pas ! Voici, en chiffres, les quatre écheveaux filés au cours de ces belles journées (j’ai réalisé les retors chez moi, en rentrant, et je vous donne là le temps total passé sur chaque écheveau) :

– laine et soie : 478 m pour 126 g, 12 heures de filage ;

– mawatas de soie : 1 408 m pour 123 g, 37 heures de filage ;

– laine et soie : 587 m pour 128 g, 16 heures de filage ;

– mérinos superwash : 160 m pour 102 g, 4 heures de filage.

J’ai tout filé en blanc car c’est plus visible lorsqu’on fait une démonstration, mais rien ne m’empêchera de me livrer à quelques exercices de teinture… L’écheveau de mawatas est déjà en cours de tissage, argh, le peigne 60/10 fraîchement reçu d’Ashford est encore trop gros ! Cela donne toutefois un effet “gaze” qui pourrait être très réussi. Mais j’aurais dû retordre ce fil trop fin en navajo, il aurait eu une plus jolie texture. À refaire…

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Un peu de laine aux Champs…

17 Novembre 2016, 13:49pm

Publié par MarieM

Un peu de laine aux Champs…

Dès demain, je serai présente sur les Champs-Élysées, sur un stand partagé avec l’association “Les Tisserins”. Nous participons en binôme au village des créateurs du célèbre marché de Noël qui s’installe chaque année sur la plus belle avenue du monde.

Comme vous le devinez, j’ai été très assidue devant mon métier à tisser, d’où quelques nouveautés exclusives qui ne sont pas en boutique… En voici quelques aperçus !

Je suis très fière de “Pure Nature”, une écharpe toute simple tissée en filé main laine et soie très fin. Grâce à la composition et au relief du fil, à la trame aérée du tissage, le toucher et le tomber sont vraiment réussis.

Un peu de laine aux Champs…Un peu de laine aux Champs…

Pour cette grande étole généreuse évoquant un ciel changeant, j’ai puisé dans tout ce que j’avais de bleu, notamment les écheveaux que j’avais réalisés pour mon étude sur les fleurs bleues.

Un peu de laine aux Champs…

Il me restait un peu de bleu, alors j’ai réalisé cette écharpe “Glacier”, très moelleuse.

Un peu de laine aux Champs…Un peu de laine aux Champs…

Il me restait aussi beaucoup de fils du tissage réalisé pour couronner mon opération “Dix ans, dix cadeaux”, donc j’ai fait une seconde écharpe, plus dans les verts que dans les jaunes…

Venez voir (et toucher) tout ça sur les Champs-Élysées !

Un peu de laine aux Champs…

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