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Travaillant dans l’édition, je passe des heures assise devant un paquet de feuilles, un crayon à la main. Lors de mes moments de loisirs, je prends avec bonheur le contre-pied en découvrant autant d’activités manuelles que je peux, ce qui va des arts du fil à la poterie en passant par le cartonnage et diverses sortes de peinture. Sans oublier mon petit chouchou, la cuisine !
Rien n’est meilleur pour le moral que de fabriquer quelque chose de ses mains et de se dire, chaque fois que cet objet vous tombe sous les yeux : c’est moi qui l’ai fait, et je ne m’en suis pas mal sortie du tout.

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J'adore apprendre toute seule, à mon rythme et en toute tranquillité, de nouvelles techniques. Voici les bouquins qui m'y ont aidée. Certains, que je connas par cœur, sont à vendre…
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Patrons gratuits

Voici quelques fiches de couture faites de mes dix doigts…
Veste kimono réversible
Veste kimono gansée
Robe de plage kimono
 
Tunique tricotée et brodée 
Support berlingot pour portable
Prochaine fiche : une veste tissée !

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Jeudi 18 janvier 2007

undefinedJe ne suis pas douée pour la couture dès qu’il s’agit de moi… ou en tout cas c’est ce que je croyais. Cette veste kimono plutôt réussie va me faire changer d’avis !!!

 

À la base

Je ne sais pourquoi je n’arrive pas à coudre pour moi-même. Pour ma fille, pas de problème (il n’y a qu’à voir la robe de fée avec laquelle je me suis battue – et que j’ai vaincue !!!) : pantalons, blouses, robes, pyjamas, et même un peignoir de bain… Mais dès que j’essaie de coudre un vêtement pour moi je résultat est atroce (quand j’ai le courage d’aller au bout).

C’est pourquoi je me suis intéressée aux patrons carrés de type kimono. Comme, par ailleurs, mes formes plutôt rondes me poussent vers les vêtements amples, cela faisait un moment que j’avais envie de me faire une belle veste de kimono…

C’est en surfant sur le Web que je suis tombée sur ce site perso. Il y avait même une suggestion pour le patron, que je n’ai pas eu de mal à adapter aux dimensions de ma tunique préférée !

 

 

Le matériel

Je suis allée une fois de plus fouiner chez Bouchara. Je voulais faire un modèle complètement réversible, dans des tissus contrastés, et je suis tombée sur ce magnifique satin chinois. Pour un premier kimono, cela s’imposait ! Pour aller avec, j’ai voulu quelque chose de très sobre et j’ai choisi une flanelle gris anthracite (j’adore les lainages gris anthracite, ils mettent si bien en valeur la moindre touche de couleur ! et en plus ils sont agréables à travailler).

 

 

La réalisation

Vu la rectitude du patron, cela n’a pas été difficile. Pour avoir un modèle réversible, on fait le vêtement une fois dans chaque tissu avant de bâtir les deux vêtements ensemble endroit contre endroit, au niveau de l’ouverture du devant. Ensuite, on les met l’un dans l’autre, on replie le bas des manches à l’intérieur et on pique le bord. Pour le bas, je n’ai pas piqué les deux tissus ensemble mais séparément, cela évite les tiraillements.

 

 

La flemme…

Je ne me suis pas souciée d’un quelconque système de fermeture. Dans un vêtement réversible, ce n’est pas vraiment simple ! Je me contente de l’attacher devant avec une belle broche dorée (quand je ne décide pas tout simplement de le porter ouvert sur un petit corsage noir), en repliant éventuellement les bords pour faire un col montrant le tissu intérieur.

 

 

undefinedContente !

Décidément, ce modèle me plaît ! J’ai hâte de l’adapter différemment. Par exemple avec des manches beaucoup plus larges comme pour un vrai kimono. Ou pourquoi pas une version en soie peinte ?

 

 

Patron gratuit

Pour celles qui le souhaitent, j'ai réalisé une fiche permettant de confectionner cette veste. Vous pouvez la télécharger ici. En cas de problème de téléchargement, n'hésitez pas à me la demander par e-mail !

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Mercredi 17 janvier 2007

undefinedAlors ça, c’est encore une invention de ma fille ! Sauf qu’elle est encore à l’âge – surtout en cuisine – où on conçoit tandis que Maman réalise…

 

À la base

Nous nous régalions d’un délicieux plat dont j’avais trouvé la recette dans le magazine Avantages : un crumble salé aux tomates. C’est un boulot monstre, mais c’est absolument savoureux ; la douceur de la pâte adoucit formidablement bien la légère acidité des tomates (dont je me méfie toujours un peu…). Ma pitchoune m’a alors suggéré de modifier la recette pour utiliser un de ses légumes préférés : la courgette.

 

Les ingrédients

3 ou 4 belles courgettes

100 g de farine

80 g de poudre d’amandes

80 g de beurre

40 g de parmesan

3 ou 4 cuillers à soupe d’huile d’olive

ail et persil selon votre goût

 

La méthode

undefinedLaver et sécher les courgettes. Éliminer les extrémités puis détailler en fine julienne (je réalise de petits bâtonnets d’environ 3 × 3 mm grâce à une mandoline).

Faire chauffer un wok ou, à défaut, une grande poêle.

Faire revenir les courgettes avec un peu d’huile d’olive (réserver une cuillerée pour la pâte), ail (réduit en purée au presse-ail) et persil (mieux vaut l’ajouter en fin de cuisson pour qu’il conserve son parfum). Dans le wok, je procède en deux ou trois fois pour que les légumes cuisent correctement en restant croquants.

Préchauffer le four à 180°.

Disposer les légumes au fond d’un plat allant au four.

Mélanger les ingrédients de la pâte (farine, poudre d’amandes, beurre très froid détaillé en petits morceaux, parmesan, 1 cuiller à soupe d’huile) en les frottant entre les mains pour obtenir de fins grumeaux. Cela peut être réalisé au mixer, en utilisant le batteur en forme de feuille, mais attention : sous surveillance ! Juste après avoir atteint sa consistance sablonneuse idéale, la pâte risque de commencer à se prendre en masse et tout sera foutu !

Verser la pâte sur les légumes et enfourner pour une demi-heure environ. Servir chaud, à la cuiller, comme un gratin.

 

Astuces

Il est possible de réaliser des mini-crumbles dans des ramequins allant au four, pour offrir à des invités en entrée, par exemple. Dans ce cas, réduire la cuisson à 20 minutes.

Les crumbles se congèlent très bien avant cuisson. J’ai toujours quelques crumbles aux pommes ou aux poires (attention, la pâte n’est pas la même : 100 g de farine, 100 g de sucre ou de cassonade, 100 g de beurre éventuellement salé, 100 g de poudre d’amandes, de noix ou de noisettes) au congélateur. De quoi présenter un agréable dessert aux invités de dernière minute… ou en cas de petite crise de gourmandise ! Ma fille l’adore avec une boule de glace, moi, avec une cuillerée de crème fraîche épaisse, ou tout simplement nature (un peu plus raisonnable).

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Mardi 16 janvier 2007

undefinedQuand j’ai craqué (chez Arc Décoration) pour ces petits pics à apéro en métal découpé, avec leur trogne souriante, j’ai vraiment regretté qu’ils ne soient pas vendus avec un petit pot ou une boîte ou un contenant quelconque. Je n’aime pas trop planter les pics à apéro dans les olives ou les mini-tartelettes façon banderilles… en plus, certains de mes invités aiment aussi picorer à la main ! Bon, pas grave, j’allais bien me débrouiller.

 

Le choix des armes

J’aurais pu tourner un mini-vase en faïence… mais non, j’ai vite laissé tomber l’idée ! Il fallait quelque chose de très petit pour que mes pics ne s’éparpillent pas dans tous les sens et ne semblent pas trop esseulés (j’aurais peut-être dû en prendre deux boîtes ? trop tard). Et puis je ne voulais pas encombrer mes placards outre mesure (ils le sont déjà bien assez… dixit l’Homme). Or tourner des pièces minuscules en faïence, quelle galère ! Il n’est pas simple de stabiliser une grosse motte de terre, mais alors, une toute petite, merci bien !

Je me suis donc tournée vers la pâte Fimo, qui est si pratique. Petite ombre au tableau, je ne sais vraiment pas m’en servir et ne suis pas franchement douée en modelage.

 

Appel à l’aide

J’en profite pour demander à tous les lecteurs et lectrices de ces pages de m’envoyer des références de bons bouquins pour apprendre à modeler en pâte polymère, notamment des bijoux ! Merci d’avance !!!

 

Débrouille

J’ai travaillé avec une boulette de pâte durcissante argentée que j’ai tant bien que mal façonnée en un petit pot ventru après l’avoir aplatie en galette. Au départ, je voulais travailler en enroulant un colombin sur lui-même comme on le fait lorsqu’on modèle de la terre, mais impossible de le lisser correctement, et puis cela se déformait. Quelle est la technique ?

J’aurais volontiers ajouté des petits bras sur les côtés, en forme d’anses, mais franchement j’avais déjà eu tant de mal avec le pot que le courage m’a manqué ! Je me suis donc contentée de ce que j’avais et je l’ai mis à cuire.

Pourtant, je regrette de ne pas m’en sortir mieux ; j’aurais pu proposer à ma fille de modeler avec elle une dînette ou des accessoires pour ses poupées et ses Playmobil…

Donc, si certains d’entre vous ont des conseils, des lectures intéressantes ou des sites explicatifs sur la pâte Fimo, merci d’avance !

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Vendredi 22 décembre 2006

Un dessert "exotique" facile à faire et savoureux... qui permet d'utiliser les bananes que la petite dernière a réclamé à cor et à cri, puis refusé de manger, par exemple ! Suivez mon regard...
 
À la base

Bon, alors, j’avais justement envie de sucré quand j’ai vu ce type sur Cuisine TV : Ricardo. Un Canadien doté d’un accent à couper au couteau, mais mieux valait ça que les infos de TF1, surtout avec Princesse Boutdechou dans les environs. D’habitude je ne m’intéresse pas du tout à la prose de Ricardo et je coupe le son en attendant une hypothétique intervention de mon chouchou, Jamie Oliver, mais là j’ai levé les yeux de mon livre et ce que j’ai vu m’a persuadée de mettre le son.
 
undefinedLa méthode

Donc, Ricardo prend une banane et une gousse de vanille bien charnue. Il lui faudra aussi du rhum brun, de la cassonade et une feuille d’aluminium. Le tout, par personne.

Commençons par préchauffer le four à, disons 180 °C.

undefinedOn sépare ensuite la gousse de vanille en deux dans le sens de la longueur avec un bon petit couteau, en essayant de ne pas trop perdre de grains.

Puis on incise la banane entière et non pelée sur toute sa longueur ou presque. Il ne s’agit pas de la couper en deux, on pratique juste une incision comme… eh bien, comme pour une autopsie (mais pas en Y : en I).

undefinedEnsuite, on glisse la gousse de vanille dans la fente de la banane (oui, je sais, pour certains c’est suggestif). Ensuite on écarte la peau et on remplit l’incision de cassonade, qu’on recouvre de rhum brun sans en fiche partout si possible (… encore plus suggestif pour d’autres ?).

undefinedLà, soit vous êtes très débrouillard, soit vous avez quelqu’un pour vous tenir la banane (oui messieurs, je sais bien à quoi vous pensez) pendant que vous attrapez la feuille d’alu et fabriquez une jolie papillote en vous débrouillant pour qu’elle ne roule pas (sinon le sucre et le rhum vont se faire la belle).
 
undefinedLa cuisson

Après ça, au four 20 à 25 minutes pour une banane de bonne taille (moins pour une riquiqui, je vous laisse apprécier).

Ça se mange tiède à la petite cuillère, c’est tout bonnement divin. J’avais bien raison de ne pas sortir de chez moi. Oh, allez-vous me dire : il a bien fallu sortir pour acheter bananes, gousses, etc. ? undefinedEh bien, quand j’ai dévoilé mes projets à l’Homme, il a filé au supermarché avec son petit cabas, salivant de gourmandise, pendant que j’allais prendre un bain chaud. Je vous l’avais dit, que j’avais tout pour être heureuse. Il m’a même laissé la plus grosse moitié de la dernière banane.

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Mercredi 20 décembre 2006

undefinedPuisque je me suis lancée dans la peinture sur verre, avec le bougeoir réalisé le mois dernier, j’ai décidé de me servir de cette technique pour réaliser un petit cadeau de Noël.

 

À la base 
J’ai dû aller au magasin d’exposition du groupe Arc International pour remplacer quelques verres en cristal brisés, en prévision des fêtes. Cette boutique fourmille d’objets tentants pour moi. Il y a bien sûr un rayon d’arts de la table superbe (et coûteux, mais les petits bols à thé, pour ne citer qu’un exemple, Kenzo ne valent-ils pas cette somme exorbitante ?) et un rayon de bougies magnifique, mais on trouve également des choses plus raisonnables pour la cuisine ainsi que toutes sortes d’objets en verre tout simples : l’idéal si l’on cherche à se dérouiller les pinceaux. J’ai donc trouvé ce petit plat carré qui fera un parfait vide-poches (ainsi que deux ou trois autres bricoles que je vous présenterai dans les semaines à venir…).
 
L’inspiration

Je l’ai trouvé dans ce cahier de motifs médiévaux : une frise allongée, simple, qui trouvera tout juste sa place dans le fond du plat.
 
La manière

J’avais décidé de peindre le dessous du plat ; le dessin vu par transparence paraîtrait plus net et surtout la peinture ne subirait pas les frottements des objets déposés dans le plat, qui risquaient de l’écailler à la longue. De plus, elle ne serait pas abîmée par le frottement sur la table car le fond du plat était légèrement surélevé, comme l’est par exemple le fond d’une assiette (ce qui m’a donné une idée, il faudrait que je trouve des assiettes en verre : s’il vous plaît, si l’un de vous connaît un magasin qui en commercialise en région parisienne, merci de me faire passer l’adresse !).

Après avoir dessiné grossièrement au crayon, à l’intérieur du plat, le croisillon de la frise, je l’ai retourné pour poser à main levée le cerne doré. Après l’avoir laissé sécher, l’ai déposé les couleurs (terre brune et médium nacré) au pinceau, puis un peu de cerne nacré opaque pour raviver les détails. Après séchage, le plat a fait un petit tour au four, et puis voilà ! Il n’y a plus qu’à faire l’emballage cadeau !

 

 

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Lundi 18 décembre 2006

undefinedVite faites, bien faites, une cinquantaine de cartes de vœux pour souhaiter santé, prospérité et sérénité à mes clients ainsi qu’à mes proches…
 
À la base

Je me suis rendue comme d’habitude dans mon magasin Buro + pour acheter des cartes vierges avec leurs enveloppes assorties. Cette année, j’ai choisi un beau vergé saumon. J’ai remarqué dans le coin réservé au papier Décopatch de belles feuilles dont les nuances se mariaient avec ce papier saumon ; des touches dorées apportaient un côté luxueux et festif qui correspondait tout à fait à l’usage que je voulais en faire.
 
undefinedLe travail de bureau

J’ai commencé par imprimer sur l’ordinateur le message à l’intérieur de la carte : je ne me voyais pas le recopier 50 fois à la main ! J’avais assez de travail avec les adresses sur les enveloppes !
 
undefinedLe travail plus artistique

Après avoir découpé le papier Décopatch en carrés de 7,5 × 7,5 cm, j’ai marqué le centre de chaque carte dûment pliée en deux. J’ai ensuite déposé au pinceau une couche de vernis Décopatch, le morceau de papier puis une nouvelle couche de vernis. Plutôt simple, non ? Pourtant, le résultat est là, qui vaut le détour. Je n’ai plus qu’à mettre sous enveloppe et coller les timbres !


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Samedi 9 décembre 2006

undefinedQue j’accueille des invités ou pas, j’adore multiplier les petites sources lumineuses autour de moi. À bas l’halogène, vive les éclairages tamisés dans lesquels des photophores apportent des taches plus vives et colorées ! Non seulement je trouve cela chaleureux, mais cela me repose les yeux, après une journée passée à fixer des feuilles imprimées ou l’écran de l’ordinateur.

 

 

À la base

Une fois n’est pas coutume, c’est dans un magasin Truffaut, au rayon loisirs créatifs, que j’ai découvert ce bougeoir « réversible » (dans un sens, il accueille une chandelle classique ; si on le met à l’envers, il se transforme en photophore pour petite bougie chauffe-plat) à peindre. undefinedC’était l’occasion de tester les peintures Pébéo Vitréa 160 pour verre (à l’instar de la Porcelaine 150, elle se fixe dans un four ménager). 
 

 

Inspiration ?

 

C’est ce qui m’a le plus fait défaut, comme d’habitude, étant plus bricoleuse qu’artiste. Je me suis donc contentée de me laisser guider par mon goût pour le bleu, et de rajouter quelques détails dorés pour égayer et donner un côté luxueux à la chose. Enfin, comme je voulais voir ce que donnait le médium nacré, j’en ai déposé des gouttelettes permettant de donner à l’ensemble un aspect dépoli.

 

 

 

undefinedLe résultat

Après cuisson au four, la peinture semble bien tenir, et offre un très léger relief qui me plaît. Je trouve le décor en lui-même manque d’élégance et d’originalité, mais la transparence des couleurs apporte un plus en usage photophore. La prochaine fois, je mûrirai davantage les motifs et les couleurs avant de me lancer. J’envisage un service de verres à liqueur… mais, chut ! ce n’est encore un qu’un projet. Patience !

 

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Jeudi 30 novembre 2006

undefinedLe tai-chi-chuan, je ne connais rien de mieux pour oublier ses soucis ; j’en sors toujours gonflée à bloc. Depuis le début de l’année, nous avons commencé un enchaînement à l’épée, particulièrement ludique ! Mais voilà, mon cours de tai-chi, j’ai l’habitude de m’y rendre à bicyclette… qui sait comment transporter une épée sur un vélo ? Ni une, ni deux, je me suis fait une housse (hum, je vous rassure, cela a pris plus de temps que de compter jusqu’à deux, d’où l’absence de posts ces derniers jours !) pour la porter en bandoulière.

 

À la base

Comme souvent, la base c’est une visite à mon magasin Bouchara préféré. J’y ai trouvé un beau lainage gris anthracite (une matière dont je raffole, ne me demandez pas pourquoi, même si je m’en sers généralement pour n’importe quoi sauf des vêtements…) ; 50 cm ont suffi. Une doublure noire toute simple. Puis j’ai traîné au rayon des fournitures de broderie et j’ai fini par choisir des rubans de soie très fins à broder et des fils DMC assortis.

 

undefinedAu boulot !

J’ai commencé par prendre un crayon, une règle et du papier pour dessiner le plan. J’ai fait une forme simple et géométrique, en trois pièces : le « corps » de la housse à tailler en double ; le rabat pour la fermer ; une petite poche à coudre sur la face non brodée pour mettre mes clés et ma pièce d’identité.

Ensuite il a fallu tailler dans les divers tissus : le lainage, la toile thermocollante, le molleton, la doublure. J’ai coupé deux longues bandes de lainage que j’allais doubler de biais pour faire la bandoulière.
 

 

undefinedLe plus agréable…

… C’était la broderie, bien sûr. Je me suis inspirée du très beau livre Broderie aux rubans et fils de soie qui ne propose pas de très nombreux modèles à réaliser, mais explique en revanche très précisément les diverses techniques, avec des dessins bien faits : impossible de se tromper.

 

J’ai commencé par reporter les volutes sur le lainage à main levée avec un feutre magique blanc. Pratique, ces feutres qui s’effacent en quelques heures sans faire de taches sur le tissu ! En revanche il ne faut pas traîner. Durant le travail de broderie, j’ai dû redessiner le motif au fur et à mesure. Mais bon, rien de bien grave, je me contentais d’une ligne directrice.

 

Eh bien, cette première tentative de broderie au ruban est plutôt pas mal, je suis contente de moi ! C’est vrai qu’il faut être minutieux, mais je n’ai pas rencontré de difficultés particulière et le résultat est vraiment très gratifiant.

 

undefinedAïe, j’ai oublié une épingle !

Après cela, il n’y a plus eu qu’à assembler les pièces avec des épingles (j’avoue que je suis très paresseuse et prends rarement le temps d’assembler avec du fil de bâti : je sais, ce n’est pas très bien) et les piquer à la machine. J’avais peur que l’accumulation des couches nécessaires à la solidité et à la rigidité de l’ensemble m’a fait craindre pour mon aiguille mais pas du tout, c’était épais mais pas dur : le lainage, c’est une merveille pour cela !

Le plus dur dans tout cela a été de remettre la housse à l’endroit. C’est toujours délicat de retourner une forme aussi allongée mais là, avec les épingles, les voisins ont dû m’entendre pousser quelques cris…

 

 Et voilà…

C’est terminé. J’ai pu étrenner ma housse hier, sur le vélo, et tout s’est passé sans le moindre problème ! En garde !

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Dimanche 19 novembre 2006

 

J’adore l’ail et pour un peu, j’en mettrais dans tout. Dans le temps, je le gardais sur le rebord de la fenêtre, mais ce n’est plus possible depuis que nous avons déménagé. Il me fallait donc un pot ad hoc.

 

 

À la base

 

C’est Anne qui m’a donné l’idée de faire ce pot en suggérant que nous travaillions sur les couvercles. J’ai tout de suite eu envie d’un pot renflé, un peu en forme de citrouille, dans lequel je percerais des trous pour laisser passer l’air.

 

 

Pas simple !

 

Le pot lui-même n’a guère posé de problème, mais le couvercle, ah là là ! C’est ce que j’aime le moins dans le tournage. Il faut qu’il soit à la bonne taille, mais on doit compter que la terre va se contracter en séchant, qu’il faut prévoir l’épaisseur de la couche d’émail, etc. Le tournassage n’est pas simple non plus. Bref, au final, le résultat n’est pas impeccable et l’un des deux couvercles reste bancal, mais tant pis ! C’est tout de même la bonne taille pour ranger l’ail d’un côté et les échalotes de l’autre ; de plus, j’ai eu la chance en émaillant de reproduire la couleur du carrelage mural de la cuisine !

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Vendredi 17 novembre 2006

 

Quand on veut offrir des cadeaux de Noël faits main, c’est en novembre que l’on s’y prend ! Ma fille et moi avons fait des bijoux colorés pour toute la famille…

 

À la base

Ma pitchoune a découvert la pâte à sel à l’école, et nous y avons « joué » ensemble à la maison, mais le résultat n’était pas toujours fantastique. Je trouve la pâte à sel trop molle, on n’arrive pas vraiment à faire ce que l’on veut. Des amis nous ont offert de la « Patarev » avec laquelle nous nous sommes beaucoup amusées, car la texture est très originale, mais ce n’est pas non plus très facile à utiliser et les objets ne sont pas vraiment solides (en revanche les couleurs sont superbes et le toucher d’une douceur incroyable).


Le matériel

 

J’avais voulu acheter quelques livres de modelage pour trouver des idées à appliquer à la pâte à sel et à la « Patarev ». Ces livres parlaient essentiellement de modelage à la pâte Fimo (le livre dont s'inspirent ces bijoux est présenté dans ma bibliothèque), expliquaient comment s’en servir et quels étaient ses usages ; il y avait de nombreuses suggestions pour réaliser, entre autres, des bijoux, perles, broches, etc. Un jour que je le trouvais chez Adam Montparnasse, dans le XIVe arrondissement parisien, pour compléter mon stock de Pébéo Sétasilk (celle que j’ai utilisée pour les coussins en soie présentés il y a quelques jours), j’en ai profité pour demander s’ils avaient de la pâte Fimo. Ils avaient de la pâte durcissante dans une autre marque : Cernit. Il y avait beaucoup de couleurs, toutes très tentantes, mais en lisant le prospectus je me suis aperçue qu’on pouvait très bien la peindre, une fois durcie au four, avec de la peinture acrylique. Vu les nombreuses teintes de Pébéo Déco que j’avais à la maison, j’ai pris un gros paquet de pâte Cernit blanche, en me disant que ce serait plus simple.

Pour le support de bague et les fermetures de broches, je les ai trouvés dans un magasin de la rue Victor-Duruy, dans le XVe arrondissement, qui vend tout le nécessaire pour fabriquer des bijoux, mais je pense qu’on en déniche facilement dans les magasins Créa, Loisirs & Création, etc.

 

Au boulot !

Bon, le plus dur, quand on veut modeler des objets de taille réduite avec une petite fille de cinq ans, c’est la diplomatie. Elle va modeler des broches grosses comme des assiettes qui ne ressembleront pas à grand-chose et elle voudra sans doute les peindre en rose… Mais oui, on a sûrement été comme ça aussi si on nous en a laissé la chance !

Bref, il faut user de beaucoup de persuasion pour l’aiguiller dans la bonne direction, et lui faire faire ce qu’elle sait faire (elle peut très bien malaxer la pâte pour la rendre plus malléable et faire les petites boules, colombins, etc. dont on va avoir besoin), avant d’assembler le reste avec soin.

 
Après l’étape de cuisson au four, la peinture pose le même genre de problème. À ce stade, les objets modelés (ici, des broches et une bague) semblent en plastique dur, mais la peinture acrylique semble bien tenir dessus. La Pébéo Déco est bien couvrante et c’est une chance, car les couches de peinture se sont superposées allègrement… disons que j’ai laissé la petite faire à son idée et qu’ensuite, au prétexte de retoucher les bavures, j’ai doublé toutes les couches de peinture.

Une fois celle-ci sèche, il a suffi d’un coup de vernis (acrylique aussi, je crois qu’il ne faut pas trop mélanger les types de produit) pour obtenir des petits bijoux pimpants et brillants. Je crois que la petite pitchoune sera bien fière, dans un peu plus d’un mois, de déposer ses cadeaux sous le sapin !

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