Moi qui récupère beaucoup de pots en verre pour mettre mes confitures maison ou toutes sortes d’autres choses, je guignais depuis un moment la possibilité d’en
décorer les couvercles (histoire qu’un pot de ma délicieuse gelée de framboises ne se retrouve pas avec un couvercle « Mayonnaise Benedicta », je ne sais pas pour vous mais moi, je trouve
que ça gâche tout).
L’inspiration
C’était logique de penser à la fimo… donc j’ai fait un petit essai avec ces trois pots… l’un des couvercles a été décoré avec des chutes d’un marbré automnal
enjolivé de feuille d’or déjà utilisé par ma pupuce pour faire un cadre ; les deux autres ont reçu une couche de fines
tranches de canes faites pour l’occasion (je commence à me débrouiller en canes), plus ou moins superposées.
Celui avec les mûres est moyen, mais j’aime bien celui avec les trèfles à quatre feuilles.
Les écueils
Comme j’en discutais avec mon amie Babette, qui fait beaucoup d’expériences en fimo et a découvert beaucoup de choses, elle m’a dit qu’elle craignait que le
revêtement en plastique situé à l’intérieur des couvercles pour assurer l’étanchéité s’abîme à la cuisson. J’y avais pensé, et je comptais cuire les couvercles à l’envers, avec un peu d’eau à
l’intérieur pour éviter cela.
En revanche, elle m’a aussi avertie que la couche de fimo devait être assez épaisse, sous peine de se fendiller. Le
résultat des courses est que je n’ai pas été assez prudente : deux couvercles fendillés sur trois ! Mais le revêtement en plastique, lui, a tenu.
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Bon, je suis d’humeur à faire un peu de place dans le carton des restes de laine. Quand il n’y a qu’une pelote ou une demi-pelote, direction la layette, mais là il m’en
restait un peu plus, deux ou trois pelotes de différents mohairs. J’en ai mis deux ensembles et je me suis inspirée très lointainement d’un modèle proposé dans le magazine Fait main
(j’adore les manches raglan, pas nécessairement à faire parce qu’il arrive souvent que je ne tombe pas juste, ce qui est écœurant vu le mal que je me donne en notant mes rangs), en bidouillant
les nombres de mailles pour coller à mon échantillon.
Cela donne un tricot un peu « couleur du temps », comme dans Peau d’Âne, que j’ai agrémenté d’une petite bordure tirée du superbe Les Bordures en tricot (moins les franges). J’ai rajouté des boutons en fimo en forme de cœur. Ma puce est ravie, et elle
aura bien chaud en cette fin d’hiver.
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Voici le chef-d’œuvre de carte que j’ai reçu ce matin de la part de Catherine, après m’être inscrite à l’échange organisé
par Mamie Cocotte. La mienne, ci-dessous, que j'ai envoyée à Mamie Gigi, est en comparaison bien triste… l’austérité écossaise, je suppose… Bonne Saint-Valentin, en tout cas, à ceux
qui célèbrent cette fête !
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Je me suis lancée dans une nouvelle aventure de teinture de laine mèche et de filage. Cette fois, j’avais un objectif précis : tisser
une petite couverture pour le p’tit gars à venir – le mien, cette fois ! M’appuyant sur les lois de l’hérédité, je parie pour des yeux aussi bleus que ceux de sa sœur, et donc j’ai travaillé
dans les bleus.
La teinture
Pour la procédure de teinture, j’ai commencé comme je l’avais fait pour la première fois avec ma laine « Ciel d’aurore ». Sauf que cette fois, j’ai décidé de teindre 400 g de blue-faced leicester, pour être sûre d’en
avoir assez.
J’ai travaillé sur un agréable dégradé de peinture sur soie One, « Lapis Blue » et « Pastel Iceberg » (celle-là me
plaît énormément !), qui a donné des nuages bleus du plus bel effet. Une fois sèche, la mèche paraît légèrement feutrée, mais dès qu’on la sépare en « méchettes » qu’on étire
pour faire glisser les fibres les unes contre les autres, elle retrouve sans peine tout son gonflant (voir les différentes étapes ci-dessous).
Le filage
J’ai commencé par filer deux fois 50 g sur deux bobines, que j’ai retordus ensemble. Et là, curieusement, cet écheveau tout bleu ne m’a pas séduite. Moi
qui adore le bleu ! Il manquait quelque chose, mais quoi ?
Je me suis souvenue d’un beau shetland gris aperçu sur le site
d’Alysse qui m’a fait envie. Il n’y a qu’une chose que j’aime autant que le bleu, c’est le gris chiné ! Et je préfère le mélange de fibres de plusieurs tons de gris naturels qu’une
teinture de noirs dilués.
Donc il fallait attendre l’arrivée de cette laine… Dommage qu’on ne puisse acheter de laine mèche à filer en magasin dans la région
parisienne (il y a bien de la laine à feutrer en très beaux tons, notamment chez Pain d’épices, mais je crains qu’elle ne soit trop rêche
pour le filage) ! Heureusement, Alysse livre très rapidement et en quelques jours je filais 50 g de shetland gris pour retordre avec mon célibataire bleu. Le résultat m’a
nettement mieux plu : je vais continuer comme ça… J’ai hâte de vous montrer la couverture achevée, mais patience !
D’ailleurs j’ai jusqu’à début avril pour la faire…
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Il ne m’a fallu que deux ou
trois heures de tranquillité pour finir Lou le Loup, d’après un kit appartenant à la craquante collection présentée
par La Sardine… Tout est dans la boîte sauf les aiguilles et le fil à coudre (ça, j’avais !), les modèles sont simples et très ludiques. J’ai gardé le
patron et j’ai bien l’intention qu’il resserve, en apportant ma touche personnelle et en puisant dans mes chutes de tissu !
Bien sûr, de votre œil acéré, vous avez certainement remarqué que j’avais pris le tissu à rayures dans le mauvais sens… Je suis
sûre que la petite Chiara ne m’en tiendra pas rigueur, à trois mois on n’a pas encore ce genre d’exigence (faut que je fasse tout de même gaffe pour les suivants !!!). Je suis bien trop
étourdie pour réussir un ouvrage à 100 % !
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À peine le rouet apprivoisé – et encore – il a fallu que je me lance dans la teinture… Je n’y peux rien, moi, c’est la couleur, mon truc, et
je n’aurais sûrement pas été aussi avide de filer si cela n’avait été par goût des fils fantaisie et chinés, qui ne valent vraiment que si l’on peut patouiller les couleurs
soi-même.
Le matériel
Ayant décidé de m’inspirer des leçons en images de Tricofolk, j’ai décidé de ne pas prendre de
risque et de suivre la méthode pas à pas, en utilisant les mêmes produits. Il s’agissait de peinture sur soie (impossible d’utiliser les miennes, les Pébéo Setasilk se fixent au fer à
repasser ! c’est la laine mèche qui n’apprécierait pas un pareil traitement !), donc j’ai chaussé mes bonnes chaussures, confié la fifille à son papoute et traversé Paris pour filer
chez Ponsard. Si eux n’avaient pas les peintures pour soie étuvables One, je ne les trouverais jamais ! Ils les avaient bien sûr ; sagement, j’ai
pris les trois couleurs de base et le noir, plus deux ou trois couleurs toutes prêtes qui me plaisaient particulièrement. J’ai choisi des flacons de 125 ml en m’étonnant que la gamme soit
aussi disponible en 1 l : pour peindre de la soie, j’utilise très peu de couleurs… Mais j’ai constaté qu’il en fallait beaucoup plus pour la laine !!!
La prochaine fois, je verrai sans doute plus grand !
Pas besoin de beaucoup d’autre matériel ; j’ai acheté une série de godets gradués et de pipettes (c’est une bonne chose de noter les proportions de ses
mélanges, surtout quand on n’en a pas fait assez !), et sacrifié ma cocotte-minute, dont je ne m’étais plus servie depuis des années (finalement, je préfère la cuisson moins
« agressive »).
Je me lance
Je ne vais pas vous décrire toute la procédure, qui est détaillée sur Tricofolk. J’ai procédé
exactement de même avec 100 g de blue-faced leicester pas suffisamment mouillée, à mon avis : la peinture n’a pas vraiment fusé et a même eu plutôt de mal à pénétrer. La preuve, quand
j’ai retourné ma mèche pour finir de l’empaqueter, j’ai bien vu que la couleur n’avait pas transpercé ! Tant pis ; il resterait du blanc, donc j’obtiendrais des tons plus pastel.
Avant cuisson
Après cuisson
Après rinçage
« J’t’apprendrai la patience… »
Une fois la peinture fixée à la cocotte, la laine mèche rincée et précautionneusement essorée puis soigneusement étalée pour séchage, vient la grande
épreuve… comme dit Grand Corps Malade dans Saint-Denis, « Si on va à La Poste, j’t’apprendrai la patience… ». Or moi la
patience, ce n’est pas mon fort ! Et pourtant, le temps que la laine sèche, ne rêvez pas à votre rouet : il s’en faut d’au moins une journée pour pouvoir filer.
Le résultat
Mais le moment vient tout de même où la laine est sèche, et là, ce n’est pas perdre du temps que de choisir de la séparer en « méchettes » pour mieux la filer. Moi qui ai filé ma première pelote à partir d’une grosse mèche, je vous le dis, les
« machettes » vous facilitent tellement la vie que cela vaut vraiment le coup de préparer ses petits « nids » ! Outre qu’ils sont bien jolis et qu’ils méritent une photo,
n’est-ce pas ?
Pour la suite, vous la connaissez si vous m’avez lue il y a quelques jours : j’ai filé 50 g sur chaque bobine et j’ai retordu les
deux fils ensemble (en mettant plus de torsion que la première fois, tout de même !) avant de les « bloquer » à l’eau chaude. D’ailleurs, tout bien considéré, il y a probablement
trop de torsion, cela donne un effet grenu au tricot sous le doigt. Je n’y arriverai qu’avec quelques tâtonnements, c’est sûr.
Que pensez-vous du résultat obtenu ? Très pastel certes, mais pour ma part j’adore cette harmonie de couleurs. En plus, le fil est un
poil plus fin et plus régulier : je progresse ! Chouette !
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