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Travaillant dans l’édition, je passe des heures assise devant un paquet de feuilles, un crayon à la main. Lors de mes moments de loisirs, je prends avec bonheur le contre-pied en découvrant autant d’activités manuelles que je peux, ce qui va des arts du fil à la poterie en passant par le cartonnage et diverses sortes de peinture. Sans oublier mon petit chouchou, la cuisine !
Rien n’est meilleur pour le moral que de fabriquer quelque chose de ses mains et de se dire, chaque fois que cet objet vous tombe sous les yeux : c’est moi qui l’ai fait, et je ne m’en suis pas mal sortie du tout.

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J'adore apprendre toute seule, à mon rythme et en toute tranquillité, de nouvelles techniques. Voici les bouquins qui m'y ont aidée. Certains, que je connas par cœur, sont à vendre…
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Voici quelques fiches de couture faites de mes dix doigts…
Veste kimono réversible
Veste kimono gansée
Robe de plage kimono
 
Tunique tricotée et brodée 
Support berlingot pour portable
Prochaine fiche : une veste tissée !

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Mercredi 28 février 2007

Nous avons récemment pu offrir à notre pitchoune un « vélo suiveur », autrement appelé « girafe » ou « troisième roue ». Pour ceux qui ne connaîtraient pas, c’est un demi-vélo d’enfant (demi-cadre, guidon, selle, roue arrière, pédalier et dérailleur à vitesses) que l’on attache derrière un vélo d’adulte. Cela permet des balades en ville sans inquiétude et des promenades qui peuvent s’éterniser un peu sans entendre toutes les deux minutes : « Quand est-ce qu’on est arrivés ? Fatiguée !!! » Un petit bémol : en cas de pluie, cette position est très exposée aux projections de boue…

 

 

Le point de départ

Après avoir écumé en vain les magasins, mon petit mari m’a donc demandé une bavette semblable à celles des camions qui pendrait devant sa roue arrière et récupèrerait les giclettes de boue à la place de la figure rose de notre tête blonde.

 

 

La matière

Il fallait du souple et du résistant, de préférence résistant à l’eau et à la boue ; j’ai d’abord pensé à de la toile cirée. Mon cher époux m’en a rapporté un coupon de la droguerie voisine, dans un superbe imprimé vert pomme avec coquelicots rouges. Ça irait sûrement très bien sur une table de jardin ou éventuellement de cuisine, mais sur un vélo d’homme… Bof, je ne trouvais pas cela très discret. J’ai alors pensé à ces chutes de skaï récupérées chez ma grand-mère. Elles étaient destinées à renforcer les genoux de pantalons d’enfant, mais leur couleur marron les rendait peu propices à séduire ma petite rosomaniaque. De plus, elles me semblaient plus épaisses et plus souples que la toile cirée.

 

 

La technique

Alors là, facile, il voulait un rectangle, « avec un système qui permette de lui donner une forme », et puis aussi « un moyen de la fixer sur le garde-boue arrière ». J’ai pieusement relevé ses cotes et taillé un rectangle auquel j’ai fait un ourlet tout simple sur les quatre côtés : dans l’ourlet des côtés les plus longs, qui n’était pas fermé, il n’avait qu’à glisser deux bouts de fil de fer pour « donner une forme » à sa convenance. En haut, j’ai ajouté deux boutonnières permettant de l’attacher au garde-boue… mais il a finalement décidé de ne pas s’en servir.

Souvent mari varie, bien folle est qui s’y fie !!!

L’essentiel est qu’il soit content de sa bavette…

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Mardi 20 février 2007

Alors là, on ne peut pas faire mieux : c’est moins cher (le prix d’un litre de lait) et c’est écolo puisqu’on ne jette pas de pots vides en plastique et qu’on ne salit pas de vaisselle (seulement une petite cuillère !) pour la préparation ; il n’y a par la suite qu’à laver les pots (en verre) après avoir mangé les yaourts… pour pouvoir les réutiliser.

 

Les ingrédients

Un litre de lait entier et un yaourt d’une précédente fournée – ou bien, si c’est la première fois, un yaourt au lait entier acheté dans le commerce avec le moins de produits ajoutés possible. Pour les amateurs de bio, lait bio et yaourt bio !

 

Le matériel

Pour ma part, je me suis offert une yaourtière Moulinex avec un deuxième jeu de sept pots (six yaourts à manger + un pour engendrer la fournée suivante). Et lorsque je ne fais pas des yaourts nature comme aujourd’hui (ma pitchoune et mon petit époux les préfèrent parfumés, alors que moi, je préfère les nature, autant dire qu’il n’y a plus de place pour grand-chose d’autre dans le frigo), je m’inspire du livre Yaourts exquis (présenté dans ma bibliothèque). Il propose une recette alternative pour ceux et celles qui n’ont pas de yaourtière : il faut préchauffer le four à 40° C (fonction « étuve », idéale pour faire lever les pâtes à pain, pour ceux qui l’ont ; là il ne faudra pas ensuite éteindre le four au cours des 5 heures de maturation) ; placer les pots de yaourt (mélange tiédi à 37–45° C) dans un plat plein d’eau chaude et éteindre le four ; laisser patienter 5 heures sans ouvrir le four puis fermer les pots et les placer au réfrigérateur ; consommer le lendemain.

 

Ma méthode

Décapsuler la bouteille de lait, en verser un peu au fond de chaque pot pour libérer un peu de place dans la bouteille. Avec la cuillère, agiter vigoureusement le yaourt pour le liquéfier et le verser dans la bouteille. Remettre le bouchon et secouer un peu la bouteille comme un shaker, puis verser le contenu dans les pots. Remuer un peu chaque yaourt avec la cuillère pour que le lait du fond soit bien mélanger. Mettre la bouteille au recyclage, rincer la cuillère (ou la lécher si vous êtes vraiment très écolo ;-) et mettre les yaourts à cuire. Cinq minutes montre en main si vous en avez versé un peu à côté (ça m’arrive souvent) et devez éponger…
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Jeudi 15 février 2007

Fort de mes transparentes allusions de la semaine dernière, mon petit mari s’est précipité chez Lin et Petits Points pour me dénicher un cadeau de Saint-Valentin… et voilà les fruits de sa générosité habituelle !

Deux magnifiques livres sur la broderie de Lunéville, car il m’a entendue évoquer mon désir d’apprendre cette technique après avoir vu le magnifique film Brodeuses. Me voilà donc équipée, car il a même pensé au crochet (à moins que ce soit une attention de la dame de la boutique, qui s’est apparemment montrée de très bon conseil) ! Toutefois, je lui ai promis de garder ces deux beaux ouvrages au chaud tant que je n’aurais pas fini mes travaux en cours (au moins la couture et le tricot !). Je me disperse déjà bien assez !

Petit bémol, il m’avait choisi un superbe cahier de motifs médiévaux… que je possède déjà. Preuve qu’il connaît mes goûts ! Je n’ai plus qu’à aller l’échanger !

En tout cas, merci mon grand chéri, j’ai hâte de m’y mettre.
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Mardi 13 février 2007

Mon petit mari fait ses vingt kilomètres aller-retour chaque jour pour se rendre à son cher bureau (ce qui, en passant, lui fait des jambes de rêve)… il lui arrive donc de temps en temps de lui demander de mettre mes aiguilles diverses et variées à son service.

 

 

Le cahier des charges

Un trajet de dix kilomètres à bonne allure, autant le faire confortablement habillé ; ensuite, pas question de passer la journée dans une chemise imbibée de transpiration ! Mon chéri préfère donc porter un tee-shirt tant qu’il pédale et n’enfile chemise et cravate qu’une fois arrivé au bureau. Il m’a donc demandé une pochette pour transporter sa chemise pliée et repassée sans la froisser.

 

 

 

Le pliage

Une fois la chemise repassée, il la replie autour d’un carton matelassé et recouvert de papier par mes soins, pour qu’elle reste bien en forme.

 

 

 

La voici pliée !

 

 

 

La pochette de transport

La pochette a été réalisée dans ma matière préférée, un lainage anthracite. J’ai rigidifié les côtés par deux cartons eux aussi recouverts d’un beau papier (je ne peux pas m’empêcher de préférer que les choses soient bien faites et agréables à l’œil).

 

 

 

Il n’y a plus qu’à glisser la chemise entre ces deux cartons et à bien clore la pochette grâce à sa fermeture en Velcro.

 

 



La voilà prête à voyager dans les meilleures conditions !

 

 Petit détail, les cartons sont fixés à travers les côtés de la pochette par un petit rivet façon jean. Les coutures sont faites au point élastique sur l’extérieur de la pochette, ce qui lui donne une ligne plus affûtée.
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Jeudi 8 février 2007

Je viens de découvrir une merveilleuse librairie spécialisée dans les arts du fil dans le quinzième arrondissement parisien, rue Félix Faure ! J’ai aussitôt pris la carte pour mon petit mari, car la Saint-Valentin se rapproche ;-)… Je vous la montre ici pour que ceux qui ne vivent pas trop loin puissent profiter de cette bonne adresse. Des milliers de livres traitant principalement du point de croix, mais aussi d’autres types de broderie, de tricot, couture, tissage et que sais-je. De plus, on y trouve également des métiers à broder, des fils de laine, coton, lin, soie, du tissu pour patchwork et toutes sortes d’accessoires. Bref, impossible d’en sortir les mains vides.

Pour en savoir plus : www.linetpetitspoints.fr.
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Mercredi 7 février 2007

 

Une idée de cadeau m’est venue…

 

 

La méthode

Il s’agissait de travailler sur des formes arrondies et fermées. J’ai tourné cette série de tirelires de tailles et de formes différentes. Elles ont été colorées par deux couches d’engobe au cobalt, décorée d’un mot tracé au crayon à l’oxyde, puis recouvertes d’un émail transparent.

 

 

Restons authentique…

… ce sont de vraies tirelires, c’est-à-dire qu’il faut les briser pour récupérer leur contenu ! Et c’est une faïence épaisse qui sera dure à casser. La motivation devra donc être au rendez-vous…

 

 

Le principe de la boîte à rêves

Ce n’est pas une tirelire comme les autres. La boîte à rêves est destinée à être offerte aux enfants à partir de six ans, c’est-à-dire de l’âge où l’on commence l’apprentissage de l’écriture. Il faut ensuite encourager l’enfant à écrire sur de petits papiers ses rêves et ses désirs, ce qu’il voudra réaliser une fois adulte, des vœux, des promesses, des paris, etc. S’il est capable de patience, c’est une fois adulte – pourquoi pas lors d’une étape importante de sa vie comme le mariage, le fait de devenir parent ? – qu’il brisera la boîte pour lire le contenu des petits papiers. Quelques surprises seront au rendez-vous !!!

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Lundi 5 février 2007

Hé hé ! Voilà qui promet !

 

 

 

J’ai reçu ma commande de tissu de chez Les Ciseaux (www.lesciseaux.com)… Devinez ce que je vais en faire ? Patience ! Je vous raconterai tout !


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Samedi 3 février 2007

Alors celle-là, j’en suis vraiment fière !

 

 

 

 


 

 


 

 

 

La méthode

J’ai utilisée le même patron que pour la blouse asymétrique. Cette fois, j’ai gardé la patte de boutonnage au milieu en décousant la poche. Puis j’ai monté toutes les pièces et garni le col et les manches d’une jolie dentelle,  grossièrement plissée sur le col pour donner un aspect mousseux. J’avais commencé par la poser toute droite et ça faisait un peu bizarre.

Mais là, je suis ravie du résultat, et même mon Chéri qui n’y connaît tout de même pas grand-chose en fanfreluches féminines m’a félicitée ! Le tout ne m’a pris qu’un après-midi de travail. Alors, je vous ai convaincu(e) ?

 

 

Coût de l’opération

1 mètre de biais + 1,5 mètre de dentelle en coton blanc

 

 

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Vendredi 2 février 2007

Pour moi, le recyclage de chemise est encore plus simple, puisque je ne démonte même pas le vêtement !

 

 

La technique

Puisque ce sont les poignets et le col qui posent problème, je les découpe nettement et je les jette (après avoir récupéré les boutons pour ma boîte à boutons, bien sûr… ;-). Il est facile de faire un ourlet lingerie au bord des poignets, en gardant la fente avec le bouton au milieu.

 

 

Customisation

Pour le col, j’ai plus de latitude. Ce coup-ci, j’ai eu envie d’un large col bateau. Il faut dire que je suis un peu ronde (d’où le plaisir de porter cette ample chemise qui dissimule bidon, fesses rebondies et haut des cuisses potelé…), alors je n’ai pas honte de montrer mon cou et mes épaules que nulle salière ne déshonore… Après avoir posé une coulisse en biais noir, j’ai tricoté une bordure en laine mousseuse (inspiration trouvée dans le livre Dentelle au crochet présenté dans ma bibliothèque) que j’ai posée le long du col à la main. Puis, pour faire bonne mesure, j’ai ajouté deux fleurs au crochet sur la poche. Voilà une blouse confortable et rigolote qui ne m’a pas demandé beaucoup de temps !

 

 

Coût de l’opération

1 mètre de biais + chutes de laine

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Jeudi 1 février 2007

Un exemple de tentative de recyclage de chemise pour ma pitchoune… Dans une chemise en tissu microfibre tout doux, j’ai fait cette blouse très simple qui a un petit côté ouvrier.

 

 

L’inspiration

J’ai utilisé mon patron Burda Start favori (une petite blouse ample avec des manches raglan, longues ou courtes suivant la saison, au décolleté froncé). Depuis que je l’ai, j’ai dû le refaire au moins quatre fois, montant toujours d’une taille… Je l’aime beaucoup, il n’y a que trois pièces que j’assemble en quelques minutes. J’utilise généralement du biais acheté en mercerie pour ourler le col, cela fait une coulisse impeccable.

 

 

Asymétrique ?

J’ai eu envie de garder la bande boutonnée centrale de la chemise, mais en la déplaçant sur le côté pour ne pas m’encombrer avec la poche (l’été dernier, j’ai fait le même modèle à manches courtes, en gardant au contraire la poche).

 

 

Mode d’emploi

Après avoir découpé la chemise en quatre pièces de tissu (devant, dos, deux manches), je les mets à plat et les repasse. Puis je taille les quatre pièces de mon patron dedans : le devant dans le devant, une manche dans chaque manche, le dos dans le dos plié en deux. Après quoi il n’y a qu’à assembler devant et dos, monter les manches, poser la coulisse au col, fignoler les ourlets qui restent… et le tour est joué !

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