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Travaillant dans l’édition, je passe des heures assise devant un paquet de feuilles, un crayon à la main. Lors de mes moments de loisirs, je prends avec bonheur le contre-pied en découvrant autant d’activités manuelles que je peux, ce qui va des arts du fil à la poterie en passant par le cartonnage et diverses sortes de peinture. Sans oublier mon petit chouchou, la cuisine !
Rien n’est meilleur pour le moral que de fabriquer quelque chose de ses mains et de se dire, chaque fois que cet objet vous tombe sous les yeux : c’est moi qui l’ai fait, et je ne m’en suis pas mal sortie du tout.

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J'adore apprendre toute seule, à mon rythme et en toute tranquillité, de nouvelles techniques. Voici les bouquins qui m'y ont aidée. Certains, que je connas par cœur, sont à vendre…
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Voici quelques fiches de couture faites de mes dix doigts…
Veste kimono réversible
Veste kimono gansée
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Tunique tricotée et brodée 
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Prochaine fiche : une veste tissée !

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Vendredi 27 octobre 2006

J’ai été particulièrement fière de réussir ces vases toute seule, et plus encore en apprenant, quelques mois plus tard, que plusieurs personnes dans l’atelier s’en étaient inspirées !
  

À la base

Anne a dû interrompre ses cours de tournage un trimestre et m’a vivement conseillé de venir tourner seule à l’atelier de poterie, de temps à autre, pour ne pas perdre la main. J’ai eu l’idée de faire ces petits vases au fond très épais, ce qui les rend très lourds et leur permet d’accueillir sans se renverser une fleur à longue tige. En fait, je voulais un vase pour accueillir ces branches d’orchidées que l’on achète chez les fleuristes et dont la tige est enfermée dans une « éprouvette » d’eau à laquelle on ne doit pas toucher. Je voulais que l’éprouvette soit masquée et que la fleur tienne droit, donc le vase devait être lourd et stable, avec un goulot juste assez étroit pour laisser passer l’éprouvette, mais pas plus large, sans quoi la fleur risquait de trop s’incliner.

La matière

J’ai beaucoup aimé travailler la terre noire, bien que ce soit très salissant, comme on m’en avait prévenue. C’est sûr, il restait une trace noire sous mes ongles malgré le plus scrupuleux lavage. Mais, astuce : j’ai remarqué qu’un bon shampoing la faisait partir !!! Sans doute les cheveux se glissent-ils sous les ongles lorsqu’on se frictionne le crâne…

La technique

Ces vases ne sont pas difficiles à réaliser du tout : ce sont de petits cylindres légèrement resserrés en haut. Je devais naturellement émailler l’intérieur, au cas où j’aurais eu envie d’y faire d’autres types de bouquets et d’y mettre de l’eau. En revanche, je ne savais trop quoi faire à l’extérieur. Puis j’ai eu l’idée de jouer sur une double texture en trempant seulement le fond du vase dans un émail coloré translucide (une fois rouge foncé, une fois bleu ciel, une fois incolore), en l’inclinant un peu pour que la trace soit asymétrique. Une fois l’émail cuit, le résultat de cette expérience a dépassé mes espérances.

L’anecdote

Depuis que j’ai les vases ad hoc, je ne trouve plus d’orchidées en « éprouvette » !!! Les fleuristes en proposent en pot mais je n’ai pas le courage, une fois la floraison passée, de devoir mettre chez moi aux endroits les mieux éclairés un pot vide ou accueillant deux malheureuses feuilles esseulées, et ce pendant un an. Si quelqu’un peut m’indiquer où trouver à Paris ou dans la proche banlieue sud un fleuriste qui commercialise encore ce type de fleur, j’en serai très reconnaissante ! En attendant, j’utilise ces vases pour accueillir une branche de lys qui embaume tout mon bureau, ou bien les petits bouquets champêtres que cueille ma fille pour moi lorsque son père l’emmène à la campagne…

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Samedi 21 octobre 2006

undefinedQu’il est beau, le tapis marocain de ma regrettée grand-mère ! Que ses couleurs bariolées vont bien dans mon salon ! Et cette petite table, je l’ai « customisée » exprès pour aller avec.

 

À la base

En flânant sur le site de décoration AM-PM de la Redoute, j’avais eu la surprise de voir qu’ils vendaient enfin des meubles bruts, prêts à peindre ou à vernir. Quel ne fut pas mon plaisir de tomber sur cette petite table marocaine ! Je me la suis offerte sans même savoir comment je la décorerais, et elle est restée plusieurs mois dans son emballage tandis que nous emménagions dans notre nouvelle maison. Ce n’est que lorsque nous avons déroulé le tapis marocain de ma grand-mère que je me suis dit qu’il fallait la décorer dans des teintes ou avec des motifs rappelant le tapis, mais l’inspiration ne venait toujours pas.

 

 

L’illumination

J’avais songé à faire de la mosaïque. J’ai déjà eu l’occasion de poser du carrelage une ou deux fois dans ma vie, mais je n’avais encore jamais fait de mosaïque à proprement parler. Pensant à ma petite table, j’avais jeté un œil aux mosaïques chez Graphigro et chez Rougier et Plé, mais les pièces me semblaient grosses et les couleurs, plutôt ternes.

undefinedPourtant un jour, en me baladant comme souvent dans la Jardinerie de Gally : mon homme y fouine parmi les pots de fleurs tandis que je me cantonne, gourmande, aux loisirs créatifs et à la déco), je suis tombée sur de minuscule carreaux de verre vendus en coloris assortis. Exactement ce qu’il me fallait ! Et, comme si c’était un signe du destin, il y avait là justement toutes les couleurs qu’il me fallait. Comble de chance, il y avait les fournitures nécessaires : la colle ad hoc et un joint d’un ton brique qu’on retrouvait aussi dans mon cher tapis.

 

 

Au travail !

Comme c’était la première fois que je faisais de la céramique, j’ai cherché à faire simple : pas de motif compliqué cette fois-ci. J’ai donc choisi l’étoile, et j’ai commencé à disposer mes petits carreaux sur la table pour voir où cela me menait. Une fois que tout le plateau a été recouvert de manière satisfaisante, j’ai pris une photo et puis je les ai tous enlevés en les triant bien par couleur.

 

 

Patience, sainte patience

Là où il m’a fallu de la patience, c’est pour dessiner une grille au crayon, histoire que mes carreaux soient bien alignés, car cette grille devait être décalée, ce qui était bien long à faire, croyez-moi !!! Je suis sûre que les habitués riront à gorge déployée en lisant cela car ils se lancent certainement sans ce genre de précaution, mais j’aimais autant être sûre que mes lignes ne partiraient pas dans tout les sens. De plus, cela m’a permis de coller ensuite mes carreaux un par un, en faisant l’étoile, de manière concentrique, donc de mieux jouer sur les dégradés de couleurs.

 

 

Le plus facile

J’ai toujours trouvé qu’en matière de carrelage, le plus facile était le joint ! On commence par en passer une bonne couche, puis on attend un peu avant d’enlever le surplus avec une éponge humide. C’est là que le dessin apparaît vraiment sous les yeux, et c’est l’étape que je préfère.

 

 

Les finitions

Une fois le joint sec, j’étais assez hésitante sur la marche à suivre. Je ne voulais pas laisser la table comme cela, elle avait vraiment l’air inachevé. Il fallait que j’y mette au moins un peu de peinture, mais comment ? J’avais peur qu’un autre motif ne se marie mal avec l’étoile. Je me suis donc contentée de peindre le bord du plateau et de souligner la découpe des pieds avec un rouge brique rappelant le joint… et le fond de mon tapis. Pour ce faire, j’ai utilisé de la peinture acrylique Pébéo Déco, que je viens de découvrir et dont j’adore la texture, car elle me rappelle la gouache de mon enfance. En mélangeant les différentes teintes, on peut faire toutes les couleurs que l’on veut.

 

 

Est-ce la fin ?

Après avoir passé une couche de vernis pour cuisines et salle de bains (qui résiste à l’eau) sur les zones peintes, j’ai mis la table dans le salon. Autant je trouvais que cette étoile bariolait ne payait pas de mine dans mon bureau, autant elle a pris tout son sens une fois près du tapis. Mais parfois, je me demande si cette table est vraiment terminée. Ne devrais-je pas passer un vernis ton bois sur les parois ? Qu’en pensez-vous ?

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Vendredi 20 octobre 2006

undefinedC’est encore pour ma fille que j’ai travaillé cette fois. Une petite veinarde, me direz-vous ? Il se trouve que c’est quand même plus rapide de faire des choses pour les enfants, surtout des vêtements, car ils sont plus petits et les gosses sont moins exigeants sur les finitions !

 

 

 

À la base

Nous en avions carrément assez de la voir prendre chaque jour un pyjama différent dans son tiroir. Je voulais une housse à pyjama mais je n’en ai guère vu dans les magasins (c’est étonnant, d’ailleurs). Je n’ai pas hésité longtemps à la faire moi-même.

 

 

 

Fournitures

J’ai acheté un petit cartable tout fait en lin au rayon décoration de la Jardinerie de Gally, qui est merveilleusement bien fourni en ce qui concerne la broderie, mais je sais qu’on trouve des petits sacs en lin à broder de toutes les couleurs chez Bouchara.

undefinedPour le diagramme, je l’ai trouvé sur le site de DMC, où il y a un assez bon choix de petites grilles de point de croix gratuites. En revanche je n’ai pas acheté de fils cette fois-ci, car c’était un petit motif et je suis déjà à la tête d’une assez belle collection d’échevettes. Lorsque je n’avais pas la bonne référence, je me fiais au nuancier pour trouver une couleur assez proche, voilà tout.

 

 

 

La petite galère

Ce qui est embêtant avec ces petits sacs quand on a pris comme moi la mauvaise habitude de travailler des deux côtés de l’ouvrage, c’est que d’une part il faut œuvrer « la tête en bas », c’est-à-dire retourner le diagramme et l’ouvrage, et que d’autre part on passe son temps à rentrer la main au fond du sac et l’enlever. Je veux bien pour un petit motif comme celui-là, mais pour un grand, pas question !

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Vendredi 20 octobre 2006

undefinedPour tenir ma fille au chaud, l’hiver dernier, j’ai pour une fois laissé de côté les modèles Phildar ou Bergère de France et je me suis lancée à l’aveuglette… ou presque.
 
À la base

C’est lors d’un voyage en Irlande, et à l’occasion de notre visite aux îles d’Aran, que mon petit mari m’a offert ce merveilleux cardigan irlandais rouge. Les cardigans des îles d’Aran sont chers mais superbes ; il faut dire que j’avais bien mérité celui-ci, car avant de passer une journée de rêve à se balader à vélo sur ces îles sauvages, j’ai dû endurer une traversée très mouvementée qui n’a pas laissé mon estomac indifférent !

J’ai beaucoup porté ce cardigan que j’adore, et j’ai regretté de ne pas en avoir acheté un petit pour ma fille. Et si je le copiais ? Depuis quelque temps, j’avais appris à décrypter les torsades et je m’étais aperçue qu’il suffisait de regarder de près celles de mon beau cardigan des îles d’Aran pour en comprendre le mécanisme…
 
Au travail

J’ai dessiné le diagramme des diverses torsades, calculé le nombre de mailles qu’il me fallait et j’ai travaillé sur un modèle rectangulaire. Je ne me voyais pas jouer avec les augmentations, pas pour une première ! Du reste, le cardigan que je copiais était lui-même construit sur un patron très géométrique. Je me suis lancée bravement et le résultat a été à la hauteur de mes espérances !

J’ai utilisé de la laine et des boutons de Bergère de France (http://www.bergeredefrance.fr/home.phtml).
  
Le résultat

undefinedCi-contre, les torsades du pull d'origine, puis dessous celles de mon ouvrage. Malheureusement, je n'ai pas trouvé exactement la même couleur de laine ! La mienne est en effet chinée à dominante rouge, mais celle de mon pull des îles d'Aran est à dominante orangée tandis que celle que j'ai achetée chez Bergère est plus bordeaux...
undefined  

 

 

Rêve irlandais

Êtes-vous déjà allé aux îles d'Aran ?

Si vous vous lancez un jour, priez le Ciel – très important là-bas – pour qu'une tempête ne fasse pas rage...

S'il vous épargne, vous aurez la surprise d'atterrir dans un microcosme étonnant.

Le petit bateau aborde à un quai de pierre grise, qui enserre une plage de sable blanc. La mer est transparente, avec des reflets turquoise. Comme vous mettez enfin pied à terre, votre œil attrappe un aperçu étrange d'un autre hémisphère – sable fin, eau limpide, où sont les cocotiers ?

Mais vous longez le quai et quelques gaillards joviaux vous hèlent avec éclat, dans un accent à peine compréhensible, vous engageant à sauter à bord de leur minibus bringuebalant pour visiter avec les autres touristes les ruines de saint Ci et l'abbaye de saint Ça.

Nous, on a choisi le vélo, et je ne sais toujours pas si je dois le regretter.

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Jeudi 19 octobre 2006

undefinedJe n’étais pas si fière de ce pot qui n’était au début qu’un exercice, et puis, je ne sais pourquoi, il plaît à tout le monde ! Je le trouve en tout cas parfait pour abriter mon lapsang-souchong.
 
À la base

Voilà un moment que je voulais faire de la poterie. À travers des démonstrations, des reportages, j’avais été fascinée par le mouvement ondulant de la terre et l’apparente facilité avec laquelle les mains du potier la pliaient à leur volonté.

Après quelques recherches sur Internet, j’ai trouvé les Ateliers Terre et Feu (http://paris.terre-et-feu.com/index.htm), dans le XIVe arrondissement parisien, donc pas très loin de chez moi. Voilà plus d’un an qu’Anne, avec patience, essaie de me communiquer son savoir. Mais laissez-moi vous dire que le tournage, ce n’est pas de la magie ! C’est extrêmement difficile, il faut du travail et de l’obstination (et quelques muscles, aussi). Pourtant, malgré les nombreuses pièces ratées et jetées au recyclage, quel bonheur quand quelque chose tient enfin la route !!!
 
undefinedLa fabrication

Au départ, Anne voulait me faire faire un exercice de forme resserrée. Une fois que le pot a été terminé (tant bien que mal), nous avons constaté qu’il faisait un peu songer au vase chinois que l’on voit sur la couverture de Tintin et le Lotus bleu. Je ne sais plus laquelle de nous deux a décidé d’y ajouter un petit couvercle plat. C’est en tout cas moi qui ai choisi de l’émailler en bordeaux, une couleur que je n’avais encore jamais utilisée, et qui donnait très bien sur cette terre recyclée.
 
La suite

Depuis, ce pot est sur une étagère de ma cuisine, et tout le monde s’extasie dessus, si bien que j’ai dû en faire d’autres pour des amies… Ils sont en voie de séchage mais j’ajouterai leur photo lorsqu’ils seront terminés, dans quelques semaines (il faut encore les tournasser, les poncer, les cuire, les émailler et cuire l’émail ! patience !).

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Jeudi 19 octobre 2006

undefinedJ’ai fait un gros plaisir à ma petite fille, pour ses quatre ans, avec cette petite robe de fée dont je suis très fière.
 

À la base

Je me suis appuyée sur le patron et les explications fournies dans le journal Fait Main (numéro 277 de février 2005). Il est sûrement possible de l’obtenir en contactant le journal, au 01 53 63 10 43. J’ai trouvé les indications bien faites et le patron sans mauvaise surprise, ce qui n’est pas toujours le cas dans les journaux de couture !

J’ai simplifié un peu en laissant tomber les paillettes pour ne pas faire trop kitsch, et j’ai adapté les couleurs avec un choix un peu plus pastel, remplaçant le satin par de la doublure, plus discrète, plus légère et moins coûteuse. Quant aux motifs sur les ailes, je les ai brodés avec un point avant tout simple.
 

undefinedPatience exigée

Quand je me suis rendu compte qu’il allait falloir découper pas moins de 96 petits morceaux de tulle, le cœur m’a manqué ! Hélas, c’était trop tard, car je n’avais pas eu la prudence de lire toutes les explications avant d’acheter les fournitures (j’ai trouvé tout ce qu’il me fallait chez Bouchara : www.bouchara.com). Et tant mieux, car il aurait été dommage que je recule devant ce détail… Je suis arrivée à bout de ce pensum plus vite que je ne l’aurais cru, d’autant que, le tulle étant fin, je l’ai plié plusieurs fois pour couper toutes les pièces plus vite !
 

La petite galère

Une fois tous les morceaux de tulle assemblés et fixés sur le jupon, les coutures suivantes ne se sont pas faites sans peine ! Chaque fois que je lançais la machine, du tulle venait diaboliquement se prendre sous l’aiguille. J’ai dû découdre parfois et, de temps en temps, déchirer un peu de tulle (au milieu de la masse, cela ne se voit pas du tout). Le pire a été la pose de la glissière dans le dos. Je ne suis déjà pas très douée pour ce genre de finitions, mais alors, avec le tulle en plein milieu, je peux dire que j’ai pesté comme jamais !
 

L’anecdote

… enfin si, j’ai pesté encore plus quand je me suis aperçue que j’avais par-dessus le marché posé cette glissière à l’envers. La tirette était dedans ! Pour tout vous dire, je n’ai pas eu le courage de tout défaire. Je glisse simplement le bras à l’intérieur du vêtement pour l’ouvrir et la fermer. Ma chère petite puce a hélas eu très peu d’occasions de porter cette robe, aussi ce n’était pas trop grave !

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