Le tai-chi-chuan, je ne connais rien de mieux pour oublier ses soucis ; j’en sors
toujours gonflée à bloc. Depuis le début de l’année, nous avons commencé un enchaînement à l’épée, particulièrement ludique ! Mais voilà, mon cours de tai-chi, j’ai l’habitude de m’y rendre
à bicyclette… qui sait comment transporter une épée sur un vélo ? Ni une, ni deux, je me suis fait une housse (hum, je vous rassure, cela a pris plus de temps que de compter jusqu’à deux,
d’où l’absence de posts ces derniers jours !) pour la porter en bandoulière.
À la base
Comme souvent, la base c’est une visite à mon magasin Bouchara préféré. J’y ai trouvé un beau lainage gris
anthracite (une matière dont je raffole, ne me demandez pas pourquoi, même si je m’en sers généralement pour n’importe quoi sauf des vêtements…) ; 50 cm ont suffi. Une doublure noire
toute simple. Puis j’ai traîné au rayon des fournitures de broderie et j’ai fini par choisir des rubans de soie très fins à broder et des fils DMC assortis.
Au boulot !
J’ai commencé par prendre un crayon, une règle et du papier pour dessiner le plan. J’ai fait une forme simple et géométrique, en trois pièces : le « corps » de la housse à tailler en double ; le rabat pour la fermer ; une petite poche à coudre sur la face non brodée pour mettre mes clés et ma pièce d’identité.
Ensuite il a fallu tailler dans les divers tissus : le lainage, la toile thermocollante, le molleton,
la doublure. J’ai coupé deux longues bandes de lainage que j’allais doubler de biais pour faire la bandoulière.
Le plus agréable…
… C’était la broderie, bien sûr. Je me suis inspirée du très beau livre Broderie aux rubans et fils de soie qui ne propose pas de très nombreux modèles à réaliser, mais explique en revanche très précisément les diverses techniques, avec des dessins bien faits : impossible de se tromper.
J’ai commencé par reporter les volutes sur le lainage à main levée avec un feutre magique blanc. Pratique, ces feutres qui s’effacent en quelques heures sans faire de taches sur le tissu ! En revanche il ne faut pas traîner. Durant le travail de broderie, j’ai dû redessiner le motif au fur et à mesure. Mais bon, rien de bien grave, je me contentais d’une ligne directrice.
Eh bien, cette première tentative de broderie au ruban est plutôt pas mal, je suis contente de moi ! C’est vrai qu’il faut être minutieux, mais je n’ai pas rencontré de difficultés particulière et le résultat est vraiment très gratifiant.
Aïe, j’ai oublié une épingle !
Après cela, il n’y a plus eu qu’à assembler les pièces avec des épingles (j’avoue que je suis très paresseuse et prends rarement le temps d’assembler avec du fil de bâti : je sais, ce n’est pas très bien) et les piquer à la machine. J’avais peur que l’accumulation des couches nécessaires à la solidité et à la rigidité de l’ensemble m’a fait craindre pour mon aiguille mais pas du tout, c’était épais mais pas dur : le lainage, c’est une merveille pour cela !
Le plus dur dans tout cela a été de remettre la housse à l’endroit. C’est toujours délicat de retourner une forme aussi allongée mais là, avec les épingles, les voisins ont dû m’entendre pousser quelques cris…
Et voilà…
C’est terminé. J’ai pu étrenner ma housse hier, sur le vélo, et tout s’est passé sans le moindre problème ! En garde !



Au boulot !
Après l’étape de cuisson au four, la peinture pose le même genre de problème. À ce stade, les objets modelés (ici, des broches et une bague) semblent en plastique dur, mais la
peinture acrylique semble bien tenir dessus. La Pébéo Déco est bien couvrante et c’est une chance, car les couches de peinture se sont superposées allègrement… disons que j’ai laissé la petite
faire à son idée et qu’ensuite, au prétexte de retoucher les bavures, j’ai doublé toutes les couches de peinture.
L’hiver arrive ! Cette première tentative de tissage n’est pas totalement exempte de petites
imperfections, mais j’ai bien chaud au cou.
Le matériel
Rien de tel pour égayer un canapé qu’une paire de coussins aux couleurs vives. La soie est douce,
brillante et raffinée ; contrairement à ce que l’on peut imaginer, ce n’est vraiment pas une matière difficile à peindre, pour peu que l’on dispose du matériel ad hoc.

J’ai naturellement sélectionné Kirikou et la Sorcière, plein de dessins de toute beauté aux couleurs magnifiques (en plus,
j’ai l’édition grand format, je me suis donc contentée de décalquer directement dans le livre), et La Princesse coquette, dont les tonalités
s’accorderaient à merveille à la chambre de ma fille… et à son goût immodéré pour le rose.


L’étape suivante est ma préférée : il n’y a plus qu’à remplir les surface délimitées par la gutta avec de belles couleurs. Mon bonheur est de les
mélanger moi-même. Une fois la peinture sèche, j’ai dessiné les bijoux de la sorcière avec de la gutta dorée. J’en ai mis pas mal pour obtenir un léger relief qui a donné plus tard un résultat de
toute beauté.
Une fois la peinture sèche, on peut retirer le morceau de soie du cadre, fixer la couleur en la repassant au fer sur l’envers et la laver pour enlever les
traces de gutta transparente. Ensuite, il n’y a plus qu’à piquer les housses à la machine… et c’est fini !
Moi, quand je travaille, c’est mon plaisir d’accorder le parfum de la pièce à mon humeur. J’ai trouvé
toutes sortes d’huiles essentielles et de mélanges odorants dans des magasins comme Résonances.