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Rue de la Laine, le blog

Housse pour épée chinoise

30 Novembre 2006, 19:35pm

Publié par Mmm

undefinedLe tai-chi-chuan, je ne connais rien de mieux pour oublier ses soucis ; j’en sors toujours gonflée à bloc. Depuis le début de l’année, nous avons commencé un enchaînement à l’épée, particulièrement ludique ! Mais voilà, mon cours de tai-chi, j’ai l’habitude de m’y rendre à bicyclette… qui sait comment transporter une épée sur un vélo ? Ni une, ni deux, je me suis fait une housse (hum, je vous rassure, cela a pris plus de temps que de compter jusqu’à deux, d’où l’absence de posts ces derniers jours !) pour la porter en bandoulière.

 

À la base

Comme souvent, la base c’est une visite à mon magasin Bouchara préféré. J’y ai trouvé un beau lainage gris anthracite (une matière dont je raffole, ne me demandez pas pourquoi, même si je m’en sers généralement pour n’importe quoi sauf des vêtements…) ; 50 cm ont suffi. Une doublure noire toute simple. Puis j’ai traîné au rayon des fournitures de broderie et j’ai fini par choisir des rubans de soie très fins à broder et des fils DMC assortis.

 

undefinedAu boulot !

J’ai commencé par prendre un crayon, une règle et du papier pour dessiner le plan. J’ai fait une forme simple et géométrique, en trois pièces : le « corps » de la housse à tailler en double ; le rabat pour la fermer ; une petite poche à coudre sur la face non brodée pour mettre mes clés et ma pièce d’identité.

Ensuite il a fallu tailler dans les divers tissus : le lainage, la toile thermocollante, le molleton, la doublure. J’ai coupé deux longues bandes de lainage que j’allais doubler de biais pour faire la bandoulière.

 

undefinedLe plus agréable…

… C’était la broderie, bien sûr. Je me suis inspirée du très beau livre Broderie aux rubans et fils de soie qui ne propose pas de très nombreux modèles à réaliser, mais explique en revanche très précisément les diverses techniques, avec des dessins bien faits : impossible de se tromper.

J’ai commencé par reporter les volutes sur le lainage à main levée avec un feutre magique blanc. Pratique, ces feutres qui s’effacent en quelques heures sans faire de taches sur le tissu ! En revanche il ne faut pas traîner. Durant le travail de broderie, j’ai dû redessiner le motif au fur et à mesure. Mais bon, rien de bien grave, je me contentais d’une ligne directrice.

Eh bien, cette première tentative de broderie au ruban est plutôt pas mal, je suis contente de moi ! C’est vrai qu’il faut être minutieux, mais je n’ai pas rencontré de difficultés particulière et le résultat est vraiment très gratifiant.

 

undefinedAïe, j’ai oublié une épingle !

Après cela, il n’y a plus eu qu’à assembler les pièces avec des épingles (j’avoue que je suis très paresseuse et prends rarement le temps d’assembler avec du fil de bâti : je sais, ce n’est pas très bien) et les piquer à la machine. J’avais peur que l’accumulation des couches nécessaires à la solidité et à la rigidité de l’ensemble m’a fait craindre pour mon aiguille mais pas du tout, c’était épais mais pas dur : le lainage, c’est une merveille pour cela !

Le plus dur dans tout cela a été de remettre la housse à l’endroit. C’est toujours délicat de retourner une forme aussi allongée mais là, avec les épingles, les voisins ont dû m’entendre pousser quelques cris…

 

 Et voilà…

C’est terminé. J’ai pu étrenner ma housse hier, sur le vélo, et tout s’est passé sans le moindre problème ! En garde !

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Écharpe tissée à la main

13 Novembre 2006, 10:34am

Publié par Mmm

undefinedL’hiver arrive ! Cette première tentative de tissage n’est pas totalement exempte de petites imperfections, mais j’ai bien chaud au cou.
 
À la base

Voilà un bon moment que j’ai envie de me mettre au tissage – ou plutôt de m’y remettre car, enfant, je possédais un de ces minuscule métiers en bois qui permettent de s’y initier. Tentée de remonter toujours plus en aval des arts du fil, j’aborde un domaine apparemment peu répandu en France, où cette activité semble confidentielle.
 
undefinedLe matériel

Il m’a fallu naviguer longuement sur le Web pour trouver quelques renseignements sur le tissage en tant que hobby. Autant cela semble assez courant dans d’autres cultures, comme au Canada ou dans des pays du nord de l’Europe, autant en France, nous sommes assez rares à vouloir tisser. J’ai finalement trouvé une entreprise française vendant à distance différentes sortes de métiers, Artifilum, et je leur ai demandé un catalogue.

La difficulté était de trouver un modèle tout simple et peu encombrant, mais tout de même pas trop petit (je n’allais pas retomber sur un métier pour enfant permettant de tisser ceintures, mini-écharpes et autres mouchoirs de poche…). La plupart des métiers commercialisés en France sont de grosses machines quasi professionnelles, à cadres et pédales, qui permettent de faire du tissage artisanal ou artistique, mais qui s’avèrent compliquées et encombrantes au point qu’une pièce entière doit leur être consacrée ! Ma tasse de thé étant de toucher à tout, et de ne m’attarder vraiment sur rien, il me fallait complètement autre chose.

J’ai donc jeté mon dévolu sur un métier « de table » très simple signé du fabricant néo-zélandais Ashford. Pour débuter, c’est à mon avis le mieux.
  
Perspectives d’avenir

Dans le catalogue Ashord livré avec mon métier, j’ai découvert différentes variétés de laine (normal, je crois savoir que l’élevage du mouton est une des activités majeure de cette île) en pelotes mais aussi brute, et… des rouets pour la filer ! Honnête, j’ai annoncé à mon petit mari : « Je regrette, mon chéri, mais je remonterai sans doute jusque-là un jour, tu dois t’y attendre. » Pourquoi  n’a-t-il pas eu l’air étonné ?
  
Au travail

Comme je débute, je n’ai pas encore acheté de laines spécifiques pour le tissage mais il me semble que les laines à tricoter fonctionnent assez bien. Ici, j’ai utilisé de la laine Bouton d’or bleue et des restes de mohair blanc (chic, je vais pouvoir mettre à profit cette nouvelle activité pour finir mes multiples pelotes entamées !).

Je l’avoue sans trop de honte, cette écharpe est loin d’être parfaite, suite à quelques bêtises que j’ai faites dès le départ. Mesurer et tendre les fils de chaîne est toute une histoire, croyez-moi, et c’est l’étape la plus importante du travail (et la plus fastidieuse) ! Tout ce qui suivra dépendra du soin qu’on y a mis. Après cela, le tissage à proprement parler est une partie de plaisir ; c’est vraiment facile. Bon, il faut attraper le coup pour obtenir une certaine régularité, mais cela, on le retrouve aussi dans le tricot, la broderie, etc.
  
Au final

J’espérais offrir cette écharpe à mon cher beau-père pour son anniversaire, mais vu les quelques petits défauts, je ne peux décemment pas en faire un cadeau. Elle me va très bien et me tient bien chaud ! Je la prêterai à mon petit mari s’il est très sage (puisqu’il s’est finalement chargé, miracle, de trouver un cadeau d’anniversaire à son cher papa…).

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Coussins en soie

12 Novembre 2006, 12:41pm

Publié par Mmm

Rien de tel pour égayer un canapé qu’une paire de coussins aux couleurs vives. La soie est douce, brillante et raffinée, et ce n’est vraiment pas une matière difficile à peindre, pour peu que l’on dispose du matériel ad hoc.
J’ai commencé par choisir les motifs que je souhaitais décalquer sur ma soie. Un des formidables livres de graphisme de la collection Pepin Press m’a fourni des motifs indiens de toute beauté. Quant à la pitchoune, sa volumineuse bibliothèque ne m’a laissé que l’embarras du choix. J’ai naturellement sélectionné Kirikou et la Sorcière, plein de dessins de toute beauté aux couleurs magnifiques (en plus, j’ai l’édition grand format, je me suis donc contentée de décalquer directement dans le livre), et La Princesse coquette, dont les tonalités s’accorderaient à merveille à la chambre de ma fille… et à son goût immodéré pour le rose.

Pour dessiner et peindre sur la soie, mieux vaut la tendre convenablement, afin qu’elle devienne presque aussi rigide qu’une feuille de papier. J’ai investi dans un cadre réglable trouvé chez Gerstaecker, un site extrêmement complet (si vous demandez le catalogue, prévoyez un espace où le mettre, car il est volumineux !) où j’achète également ma soie (au mètre, ou carrément des foulards tout ourlés à peindre). Pour la peinture, j’ai encore une fois craqué pour les produits Pébéo. La Setasilk se fixe au fer ; il y a une belle palette de couleurs miscibles entre elles et des guttas de différentes teintes. Naturellement, les couleurs ne sont pas tout à fait aussi éclatantes que celles que l’on fixe à la vapeur, mais ce dernier procédé est assez compliqué et pour peindre seulement de temps en temps, je trouve que la Setasilk offre un très bon compromis. De plus, la gutta de cette marque s’applique directement avec le tube, pas besoin de s’embêter avec les flacons, les becs, etc. ; autre point fort, la gutta transparente disparaît complètement au lavage (j’ai dans le temps utilisé d’autres produits qui restaient en place et jaunissaient). Lorsqu’on aime sauter d’une activité à l’autre, comme moi, c’est vraiment l’idéal.

Vous pouvez voir ci-dessous en images toutes les étapes de fabrication d’une de mes housses de coussin. Cela vous donnera peut-être envie de vous lancer !

D’abord, décalquer le motif ou l’imprimer sur une feuille de papier.

Une fois le morceau de soie coupé à la bonne mesure et tendu sur le cadre convenablement réglé à l’aide des punaises-épingles fournies, il n’y a plus qu’à reporter le dessin sur la soie. Pour ma part, je retourne le cadre et je décalque le motif sur l’envers du tissu avec un crayon Java spécifique (il est assez gras pour bien marquer le tissu sans que l’on ait à trop appuyer, ce qui risque d’érailler la soie, mais part entièrement au lavage), mais on peut aussi travailler sur l’endroit.

Astuce : j’ai transformé mon bureau en table lumineuse pour pouvoir décalquer facilement. Il faut dire que le plateau est en plexiglass, cela simplifie les choses ! Je n’ai qu’à placer une petite lampe dessous pour voir en transparence ce que j'ai envie de décalquer.

Une fois le motif tracé, je reviens sur l’endroit pour cerner toutes les surfaces à peindre d’un trait de gutta qui va empêcher la peinture de fuser. Ici, j’ai choisi de la gutta noire pour le corps des personnages et de la gutta transparente pour les fleurs de l’arrière-plan, pour coller au mieux au dessin. Attention : c’est une étape un peu ingrate mais qui conditionne tout le reste. Si le trait est irrégulier, mal posé, on aura de mauvaises surprises au moment de peindre, car la peinture mal contenue va faire des taches.

L’étape suivante est ma préférée : il n’y a plus qu’à remplir les surface délimitées par la gutta avec de belles couleurs. Mon bonheur est de les mélanger moi-même. Une fois la peinture sèche, j’ai dessiné les bijoux de la sorcière avec de la gutta dorée. J’en ai mis pas mal pour obtenir un léger relief.

Les « étoiles » plus claires dans l’arrière-plan sont obtenues en saupoudrant la peinture encore humide de sel de table. Chaque grain attire la peinture à lui et l’absorbe, créant un halo plus clair. Je m’en sers souvent pour les fonds, on peut obtenir toutes sortes d’effets d’un beau rendu avec cette technique toute simple.

Une fois la peinture sèche, on peut retirer le morceau de soie du cadre, fixer la couleur en la repassant au fer sur l’envers et la laver pour enlever les traces de gutta transparente. Ensuite, il n’y a plus qu’à piquer les housses à la machine… et c’est fini !

Coussins en soie
Coussins en soie
Coussins en soie
Coussins en soie
Coussins en soie
Coussins en soie
Coussins en soie
Coussins en soie
Coussins en soie
Coussins en soie
Coussins en soie

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Diffuseur pour huiles essentielles

5 Novembre 2006, 20:32pm

Publié par Mmm

Moi, quand je travaille, c’est mon plaisir d’accorder le parfum de la pièce à mon humeur. J’ai tout un assortiment d’huiles essentielles et de mélanges odorants.

Depuis que j’ai découvert la peinture sur porcelaine que l’on cuit soi-même au four, je me régale. Il est facile de trouver des objets de porcelaine blanche à peindre. Par exemple, il y a à Paris, avenue du Général-Leclerc, un magasin qui offre un choix impressionnant.

Je dois avouer que j’aime bien les produits de la marque Pébéo : le rapport facilité d’utilisation/qualité du résultat me semble très bien convenir à mon côté touche-à-tout… La peinture Porcelaine 150 est assez facile à poser, il y a un grand choix de couleurs éclatantes et elle se fixe bien dans un four ménager. En revanche, je dois avouer qu’elle peut se montrer fragile devant un usage un peu brutal (j’ai peint un moule à tarte dont le décor s’est rapidement rayé sous l’assaut du couteau).

Une fois le diffuseur acheté, je dois avouer que j’ai un peu manqué d’inspiration pour choisir un motif. J’ai fini par me contenter de peindre en or des fleurettes qui lui donnent un vague style Art déco. Toutefois, le motif ressort particulièrement quand la bougie à l’intérieur du diffuseur est allumée, lui donnant une certaine transparence. 

Diffuseur pour huiles essentielles

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