Un des intérêts du filage, c’est de pouvoir faire des fils qui sortent de l’ordinaire de ce que l’on peut trouver dans le commerce.
L’attrait des fils fantaisie, limite délirants, est très fort chez moi, et on trouve sur le Net de l’inspiration à revendre, à travers des artistes comme Lexi Boeger et
Laurence Pocztar,
par exemple, pour ne citer qu’elles. Mais, doucement ! Ce n’est pas parce que leurs fils ont l’air de partir dans tous les sens qu’elles font n’importe quoi : il y a de la technique
derrière cette folie. Il faut la maîtriser pas à pas, et j’ai commencé par un fil très simple, facile et amusant à faire.
La matière première
C’est du shetland naturel mélangé, blanc et marron, de chez Alysse Créations, ma caverne d’Ali Baba à
moi. J’ai essayé de filer régulièrement pour m’entraîner (et c’est pas gagné, hélas) deux fils, l’un aussi fin que possible, l’autre bien épais.
La leçon
L’aspect perlé se fait au retors, et j’ai suivi les bons conseils du site Tricotin
pour obtenir un « perlé dodu »… Une autre mine, ce site, car il propose des tonnes de pas à pas bien illustrés qui vous mettent vraiment le pied à
l’étrier ! En plus, il y a une boutique pour aller avec, plutôt bien achalandée.
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Voici un nouveau fil « maison »… C’est exactement ce qu’il me fallait pour tricoter à mon petit bonhomme un cardigan
irlandais comme celui que j’ai fait pour sa grande
sœur !
À la base
Au départ, il y avait 100 g de laine falkland écrue achetée chez Alysse Créations, ainsi que 30 g de soie maulbère achetée aux Laines du
Mouchon.
La couleur
J’ai teint la laine avec de la peinture pour soie One, selon la méthode de teinture à l’étuvée très bien décrite sur le site Tricofolk. Les couleurs
utilisées sont Jaune, Magenta (mélangés selon des dosages à 50 %, 25 % et 10 % de Magenta) et Purple Rain, posées au pinceau ou au compte-gouttes. J’ai dû en mettre un peu trop car
le mélange a beaucoup « saigné », mais j’aime bien la couleur obtenue !



Le cardage
Comme je venais de recevoir la cardeuse qui me faisait envie depuis un bon moment, j’ai décidé de me lancer et de carder la mèche obtenue avec
de la soie, toujours selon un pas-à-pas de Tricofolk. Pas évident pour une première fois… Je me suis notamment compliqué la vie en chargeant trop la cardeuse et en mettant des mèches de soie beaucoup trop
épaisses. Je ferai mieux la prochaine fois !


Le filage
J’ai essayé de filer fin et régulier, mais ce ne fut pas si facile avec les trop gros volumes de soie qui se présentaient. Mais il y a tout de
même du progrès par rapport aux fils précédents ! Après retors, j’ai fixé la torsion dans l’eau chaude, mais comme je le craignais la teinture a encore un peu « saigné » et imbibé
la soie, qui n’est plus si blanche. Toutefois, j’aime mieux cela, car le mélange rouge et blanc ne me plaisait pas tant que ça (il était temps de m’en apercevoir), ça rappelait un peu trop à mon
goût les candy cane de Noël chers à nos lointains voisins d’outre-Atlantique. J’ai obtenu deux jolies pelotes d’un fil qui se tricote aux aiguilles
no 4,5 : pas mal ! Je suis très contente de moi !
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Je me suis lancée dans une nouvelle aventure de teinture de laine mèche et de filage. Cette fois, j’avais un objectif précis : tisser
une petite couverture pour le p’tit gars à venir – le mien, cette fois ! M’appuyant sur les lois de l’hérédité, je parie pour des yeux aussi bleus que ceux de sa sœur, et donc j’ai travaillé
dans les bleus.
La teinture
Pour la procédure de teinture, j’ai commencé comme je l’avais fait pour la première fois avec ma laine « Ciel d’aurore ». Sauf que cette fois, j’ai décidé de teindre 400 g de blue-faced leicester, pour être sûre d’en
avoir assez.
J’ai travaillé sur un agréable dégradé de peinture sur soie One, « Lapis Blue » et « Pastel Iceberg » (celle-là me
plaît énormément !), qui a donné des nuages bleus du plus bel effet. Une fois sèche, la mèche paraît légèrement feutrée, mais dès qu’on la sépare en « méchettes » qu’on étire
pour faire glisser les fibres les unes contre les autres, elle retrouve sans peine tout son gonflant (voir les différentes étapes ci-dessous).
Le filage
J’ai commencé par filer deux fois 50 g sur deux bobines, que j’ai retordus ensemble. Et là, curieusement, cet écheveau tout bleu ne m’a pas séduite. Moi
qui adore le bleu ! Il manquait quelque chose, mais quoi ?
Je me suis souvenue d’un beau shetland gris aperçu sur le site
d’Alysse qui m’a fait envie. Il n’y a qu’une chose que j’aime autant que le bleu, c’est le gris chiné ! Et je préfère le mélange de fibres de plusieurs tons de gris naturels qu’une
teinture de noirs dilués.
Donc il fallait attendre l’arrivée de cette laine… Dommage qu’on ne puisse acheter de laine mèche à filer en magasin dans la région
parisienne (il y a bien de la laine à feutrer en très beaux tons, notamment chez Pain d’épices, mais je crains qu’elle ne soit trop rêche
pour le filage) ! Heureusement, Alysse livre très rapidement et en quelques jours je filais 50 g de shetland gris pour retordre avec mon célibataire bleu. Le résultat m’a
nettement mieux plu : je vais continuer comme ça… J’ai hâte de vous montrer la couverture achevée, mais patience !
D’ailleurs j’ai jusqu’à début avril pour la faire…
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À peine le rouet apprivoisé – et encore – il a fallu que je me lance dans la teinture… Je n’y peux rien, moi, c’est la couleur, mon truc, et
je n’aurais sûrement pas été aussi avide de filer si cela n’avait été par goût des fils fantaisie et chinés, qui ne valent vraiment que si l’on peut patouiller les couleurs
soi-même.
Le matériel
Ayant décidé de m’inspirer des leçons en images de Tricofolk, j’ai décidé de ne pas prendre de
risque et de suivre la méthode pas à pas, en utilisant les mêmes produits. Il s’agissait de peinture sur soie (impossible d’utiliser les miennes, les Pébéo Setasilk se fixent au fer à
repasser ! c’est la laine mèche qui n’apprécierait pas un pareil traitement !), donc j’ai chaussé mes bonnes chaussures, confié la fifille à son papoute et traversé Paris pour filer
chez Ponsard. Si eux n’avaient pas les peintures pour soie étuvables One, je ne les trouverais jamais ! Ils les avaient bien sûr ; sagement, j’ai
pris les trois couleurs de base et le noir, plus deux ou trois couleurs toutes prêtes qui me plaisaient particulièrement. J’ai choisi des flacons de 125 ml en m’étonnant que la gamme soit
aussi disponible en 1 l : pour peindre de la soie, j’utilise très peu de couleurs… Mais j’ai constaté qu’il en fallait beaucoup plus pour la laine !!!
La prochaine fois, je verrai sans doute plus grand !
Pas besoin de beaucoup d’autre matériel ; j’ai acheté une série de godets gradués et de pipettes (c’est une bonne chose de noter les proportions de ses
mélanges, surtout quand on n’en a pas fait assez !), et sacrifié ma cocotte-minute, dont je ne m’étais plus servie depuis des années (finalement, je préfère la cuisson moins
« agressive »).
Je me lance
Je ne vais pas vous décrire toute la procédure, qui est détaillée sur Tricofolk. J’ai procédé
exactement de même avec 100 g de blue-faced leicester pas suffisamment mouillée, à mon avis : la peinture n’a pas vraiment fusé et a même eu plutôt de mal à pénétrer. La preuve, quand
j’ai retourné ma mèche pour finir de l’empaqueter, j’ai bien vu que la couleur n’avait pas transpercé ! Tant pis ; il resterait du blanc, donc j’obtiendrais des tons plus pastel.
Avant cuisson
Après cuisson
Après rinçage
« J’t’apprendrai la patience… »
Une fois la peinture fixée à la cocotte, la laine mèche rincée et précautionneusement essorée puis soigneusement étalée pour séchage, vient la grande
épreuve… comme dit Grand Corps Malade dans Saint-Denis, « Si on va à La Poste, j’t’apprendrai la patience… ». Or moi la
patience, ce n’est pas mon fort ! Et pourtant, le temps que la laine sèche, ne rêvez pas à votre rouet : il s’en faut d’au moins une journée pour pouvoir filer.
Le résultat
Mais le moment vient tout de même où la laine est sèche, et là, ce n’est pas perdre du temps que de choisir de la séparer en « méchettes » pour mieux la filer. Moi qui ai filé ma première pelote à partir d’une grosse mèche, je vous le dis, les
« machettes » vous facilitent tellement la vie que cela vaut vraiment le coup de préparer ses petits « nids » ! Outre qu’ils sont bien jolis et qu’ils méritent une photo,
n’est-ce pas ?
Pour la suite, vous la connaissez si vous m’avez lue il y a quelques jours : j’ai filé 50 g sur chaque bobine et j’ai retordu les
deux fils ensemble (en mettant plus de torsion que la première fois, tout de même !) avant de les « bloquer » à l’eau chaude. D’ailleurs, tout bien considéré, il y a probablement
trop de torsion, cela donne un effet grenu au tricot sous le doigt. Je n’y arriverai qu’avec quelques tâtonnements, c’est sûr.
Que pensez-vous du résultat obtenu ? Très pastel certes, mais pour ma part j’adore cette harmonie de couleurs. En plus, le fil est un
poil plus fin et plus régulier : je progresse ! Chouette !
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J’ai toujours eu envie de filer, ou presque. Quand on aime tricoter, on a envie de « remonter la filière », c’est bien
naturel… Surfez un peu sur les blogs et les forums, et vous découvrirez quel monde s’offre encore à nous autres passionné(s) de fil !
Le matériel
Voilà des années que je menaçais mon Homme de me mettre à filer : « Tu verras, je l’aurai un jour, le rouet ! » Ces derniers mois, la
menace s’était même précisée : « Je te préviens, en 2008… » Et dès janvier, commande était passée chez Alysse, un site vraiment bien fait sur lequel acheter est un plaisir. Après de longs moments passés à surfer sur le
Forum du filage, j’avais choisi mon rouet : un Little Gem II signé Majacraft (tout un programme) ! Il est arrivé il y a
quelques semaines de sa Nouvelle-Zélande natale avec 200 g de laine mèche, et je me suis aussitôt lancée, avec délices.
La technique
Il faut dire qu’avant de me lancer, j’avais beaucoup potassé : un livre et une vidéo anglophones mais d’une grande aide, et surtout le Net, où fileurs
et fileuses partagent leur savoir avec une énorme générosité. Par exemple, sur le site Tricotin.com, une série de leçons fort bien
illustrées vous met le pied à l’étrier… pardon, à la pédale… sans coup férir. Bref, je me suis lancée et j’ai commencé à filer, pas d’autre moyen de procéder ! Il faut dire qu’on me mâchait
le travail : le montage du Little Gem, conçu pour être transportable donc pliant, a été très rapide et très simple, et j’ai commencé par pédaler dans le vide pour m’entraîner, puis j’ai
étudié un peu le fonctionnement de la machine avec un bout de laine tricotée industriellement, « pour voir ». Il n’y avait plus qu’à prendre ma laine mèche (blue-faced leicester, douce
et fine et d’une agréable couleur crémeuse) et à me lancer pour de bon !
Eh bien ! cela vous étonnera peut-être, mais ça ne s’est pas fait dans les cris et les larmes. Bien sûr, le fil était très inégal, avec
des parties toutes minces et des gros bouts cotonneux, mais je ne suis pas présomptueuse au point de vouloir réussir ce genre de chose du premier coup. J’ai donc continué à filer et j’ai peu à
peu commencé à « sentir » ce qui se passait sous mes doigts et sous mes pieds. Après avoir filé 100 g de laine, je suis allée me coucher, sur la pointe des pieds car tout le monde
dormait déjà depuis longtemps.
Le lendemain, j’ai eu quelques problèmes de courroie mais j’ai finalement réussi à réparer – et je remercie Sandrine, la fameuse « Alysse », pour
son soutien à la fois moral et professionnel ! J’ai à nouveau filé 100 g de laine, sur une seconde bobine, et j’ai décidé de me lancer dans le retors, qui consistait à tordre les deux
fils ensemble. J’étais dubitative devant la « lazy kate » (ou cantre) de voyage fournie avec le rouet : ça, une « lazy kate », une planchette de bois percée de deux trous
et deux tiges en métal ? J’aurais pu la faire moi-même (et en effet Tricotin.com a aussi une fiche pour faire ça)…
Mais elle marche très bien, cette planchette, pas besoin d’autre chose. Le retors s’est fort bien passé ; comme une de mes bobines
était un poil plus garnie que l’autre bien qu’il y ait le même poids de laine (le fil était donc plus fin !) il m’en restait un peu, je me suis amusée à tester la technique du retors navajo, c’est vrai qu’il faut être agile des doigts mais le principe des boucles n’effraiera aucune crocheteuse : on fait tout simplement un
point de chaînette… bon, tout en tordant et en pédalant, ce qui fait que soudain rien n’est simple… mais c’est amusant et le résultat est très sympa (pardon, j’ai oublié de le photographier de
près).
Je l’ai laissé sur la bobine pour le blocage, car il y en avait très peu et j’avais envie de tester le côté pratique de ces fameuses bobines en
plastique.
Les finitions
Après avoir mis la première bobine de fil deux brins en écheveau grâce au « niddy-noddy » (ou mandrin), j’ai terminé le retors et procédé au
blocage. J’avais à « bloquer » (empêcher la torsion du fil de se défaire) deux écheveaux de fil deux brins et une bobine de quelques mètres de retors navajo.
J’ai choisi la technique qui me semblait la plus courante et la plus appropriée : un petit bain d’eau chaude avec un poil de shampoing pour laine, et de la
patience.
Ah ! oui, il en faut, de la patience,
pour ces opérations de « finition » qui durent bien plus longtemps que le filage !
Ma laine une fois rincée, après avoir passé la nuit dans l’eau légèrement savonneuse, je l’ai essorée avec précaution et mise à sécher. Là encore, beaucoup
de patience, cela prend du temps.
Une fois sèche, je n’ai plus eu qu’à considérer ma laine d’un œil philosophe : bon, c’était irrégulier et trois fois trop épais, mais
c’était aussi doux et agréable sous la main, et à tout prendre cela aurait pu être bien pire… À force de lire que le principal souci du débutant était d’obtenir un fil trop tordu et tout
tortillé, j’ai essayé de mettre le moins de torsion possible et du coup je n’en ai pas assez !!! Comique, non ? Mais bon, le fil se tient et il est solide, ne soyons pas plus royaliste
que le roi pour une première tentative…
Une fois « ma » laine en pelote, j’ai calculé le WPI et
tricoté quelques centimètres pour connaître la taille de l’échantillon. Arrgh ! Douze mailles pour dix centimètres !!! Mais que voulez-vous que je fasse d’une laine aussi grosse ? À
part un bonnet ou une écharpe… Peut-être ferais-je mieux d’essayer de la tisser…
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