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Travaillant dans l’édition, je passe des heures assise devant un paquet de feuilles, un crayon à la main. Lors de mes moments de loisirs, je prends avec bonheur le contre-pied en découvrant autant d’activités manuelles que je peux, ce qui va des arts du fil à la poterie en passant par le cartonnage et diverses sortes de peinture. Sans oublier mon petit chouchou, la cuisine !
Rien n’est meilleur pour le moral que de fabriquer quelque chose de ses mains et de se dire, chaque fois que cet objet vous tombe sous les yeux : c’est moi qui l’ai fait, et je ne m’en suis pas mal sortie du tout.

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J'adore apprendre toute seule, à mon rythme et en toute tranquillité, de nouvelles techniques. Voici les bouquins qui m'y ont aidée. Certains, que je connas par cœur, sont à vendre…
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Voici quelques fiches de couture faites de mes dix doigts…
Veste kimono réversible
Veste kimono gansée
Robe de plage kimono
 
Tunique tricotée et brodée 
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Prochaine fiche : une veste tissée !

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Vendredi 23 novembre 2007

undefinedL’Homme, la Puce et moi-même avons tous les trois étrenné le nouveau lieu dédié à la céramique qu’ont ouvert Anne et Laure : Un Jour d’Atelier, chacun avec un stage différent. Je n’ai qu’un mot : si vous « mordez » à la terre et si vous n’êtes pas trop loin, courez-y !

  
 

undefinedMon stage d’introduction aux engobes

Un mot d’explication pour les néophytes : l’engobe est un mélange de barbotine (supernéophytes : … de la boue bien liquide…) et d’oxydes (cobalt, fer, cuivre, manganèse et tant d’autres) qui vont se colorer à la cuisson ; on s’en sert un peu comme d’une gouache pour créer des décors sur céramique.

undefinedJe me suis offert en juillet, où mon activité se ralentit toujours un peu, un stage d’une semaine pour aller un peu plus loin dans mon approche de la céramique. Au cours de ces quelques jours, nous avons modelé à la main des petits bols (défense de rire, c’était ma première tentative de modelage) destinés à servir de supports à nos différents essais d’engobage. Après quoi, nous avons appris à fabriquer les engobes (mixer la terre blanche, la juste quantité d’eau et de poudre d’oxyde) puis à les appliquer, avant d’explorer diverses techniques plutôt amusantes, comme de pratiquer des réserves (j’ai tenté le « drawing gum »), de superposer des couches d’engobes à gratter ou graver, ou encore de jouer avec les textures : undefinedajout de sable, de gravier, de céréales brûlant à la cuisson et laissant des « trous », ou au contraire permettant d’apporter un relief. C’est d’ailleurs là que j’ai commis le plus de bourdes… Je regrette que l’engobe gris à base de sable avec lequel j’espérais obtenir un effet « galet » des plus mode n’ait pas tenu à la cuisson… et, avis à toutes et à tous, ne pas utiliser de graines à germer en lieu et place de céréales ! Oui, le mélange « Salade folle » offre tout juste la taille et la diversité de grains rêvées pour créer un amusant relief grêlé… mais que croyez-vous que font nos graines à germer, une fois trempées dans une boue délicieusement humides… ? Eh oui, vous avez deviné : elles germent.
  

undefinedTouillage des engobes
  

undefinedAvant séchage
   

undefinedAprès séchage, avant cuisson
   

undefinedAargh ! L'engobe se décolle par plaques !
   

undefinedEngobe rosé, motif gravé pour retrouver la terre blanche dessous

   

undefinedSur le bord, du gravier fin a été mélangé à l'engobe et posé au pinceau
   

undefinedPlusieurs couches d'engobes superposées, avec sur chaque des réserves au drawing gum
   

undefinedPlusieurs couches d'engobes superposées, puis scarifiées avec une pointe…

 

undefinedLe stage de tournage de l’Homme

Bonne idée, d’organiser des week-ends d’initiation au tournage. Il n’y a pas besoin de recourir à nos précieux jours de congés, et deux journées un peu intensive suffisent à commencer à sentir la terre et à savoir si l’on mord. L’Homme en est rentré fort boueux et légèrement fourbu, mais ravi et tout prêt à recommencer. Du coup, il s’est inscrit à un cours !
 

undefinedLe stage de modelage de la Puce

Voilà qui changeait agréablement du centre de loisirs, pour les vacances de la Toussaint, un stage de modelage d’une semaine avec d’autres enfants ! La Puce s’est bien amusée : à l’heure du déjeuner, nous la récupérions chaque jour enthousiaste et fière, en ébullition tant elle en avait à raconter. Nous n’avons pas encore récupéré ses chefs-d’œuvre, mais vous les verrez en photo très bientôt, promis !
 

undefinedLa salle de modelage

 

undefinedVous vous en doutez, le carrelage est fait main !

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Mercredi 11 juillet 2007
undefinedEt voilà, je l’ai ramené de l’atelier, mon chef-d’œuvre : ce pichet au pied ajouré. « Mais, si tu mets de l’eau dedans, elle va couler », m’objecte Petite Puce, très logique. Eh bien non : le fond du pichet se situe bien évidemment au-dessus des trous ! J’ai d’abord tourné un pichet tout simple puis, avec l’aide d’Anne, une fois qu’il a été à moitié sec, je l’ai retourné et j’ai à nouveau tiré de la terre sur le fond. Je peux vous dire que ça n’était guère facile, et sans Anne, je n’y serais jamais arrivée ! Après ça, percer les trous a été un jeu d’enfant… Comme c’était une pièce volumineuse, je ne l’ai pas émaillé par trempage et c’est tant mieux, car je ne suis décidément pas douée à cet exercice. Non, c’est Laure qui a officié avec son pistolet magique. Et, admirez le résultat ! Bon, finalement, ai-je le droit de parler de chef-d’œuvre alors que l’idée n’est même pas de moi – je me suis inspirée d’un vase qui avait été modelé au colombin par une des personnes qui viennent travailler à l’atelier – et que j’ai été aidée par deux professionnelles chevronnées ? M’en fiche, c’est ce que j’ai fait de plus beau jusqu’à présent, et c’est ma signature qui est dessous…
undefinedParlant de deux professionnelles chevronnées, je tiens à vous signaler qu’Anne et Laure, dont je vous ai déjà parlé dans ces pages, ont enfin ouvert leur propre atelier ! Il ne pouvait être qu’à leur image, beau et bien fait. Vous pouvez aller y faire virtuellement un tour ici, avant d’y aller pour de bon ! Pour ma part, j’aurai le plaisir d’y faire la semaine prochaine un premier stage d’été, sur la science des engobes…
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Dimanche 8 avril 2007

C’est en l’honneur de Pâques, une des fêtes préférées de ma petite chérie car c’est le seul jour de l’année où elle est autorisée à manger du chocolat au petit déjeuner, que j’ai fait cette boîte à chocolats rigolote à mon atelier de poterie. J’ai tourné un œuf avec la même technique que pour les tirelires que je vous ai présentées il y a quelque temps, puis j’ai découpé le haut de la « coquille », sur laquelle j’ai ajouté un nœud de ruban fait d’une lanière de terre : il sert de « poignée » pour soulever le couvercle. J’ai ensuite émaillé le tout en « brun écaille ». Naturellement, cela ne m’empêchait pas de faire un beau gâteau au chocolat blanc pour le déjeuner !

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Mercredi 7 février 2007

 

Une idée de cadeau m’est venue…

 

 

La méthode

Il s’agissait de travailler sur des formes arrondies et fermées. J’ai tourné cette série de tirelires de tailles et de formes différentes. Elles ont été colorées par deux couches d’engobe au cobalt, décorée d’un mot tracé au crayon à l’oxyde, puis recouvertes d’un émail transparent.

 

 

Restons authentique…

… ce sont de vraies tirelires, c’est-à-dire qu’il faut les briser pour récupérer leur contenu ! Et c’est une faïence épaisse qui sera dure à casser. La motivation devra donc être au rendez-vous…

 

 

Le principe de la boîte à rêves

Ce n’est pas une tirelire comme les autres. La boîte à rêves est destinée à être offerte aux enfants à partir de six ans, c’est-à-dire de l’âge où l’on commence l’apprentissage de l’écriture. Il faut ensuite encourager l’enfant à écrire sur de petits papiers ses rêves et ses désirs, ce qu’il voudra réaliser une fois adulte, des vœux, des promesses, des paris, etc. S’il est capable de patience, c’est une fois adulte – pourquoi pas lors d’une étape importante de sa vie comme le mariage, le fait de devenir parent ? – qu’il brisera la boîte pour lire le contenu des petits papiers. Quelques surprises seront au rendez-vous !!!

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Dimanche 19 novembre 2006

 

J’adore l’ail et pour un peu, j’en mettrais dans tout. Dans le temps, je le gardais sur le rebord de la fenêtre, mais ce n’est plus possible depuis que nous avons déménagé. Il me fallait donc un pot ad hoc.

 

 

À la base

 

C’est Anne qui m’a donné l’idée de faire ce pot en suggérant que nous travaillions sur les couvercles. J’ai tout de suite eu envie d’un pot renflé, un peu en forme de citrouille, dans lequel je percerais des trous pour laisser passer l’air.

 

 

Pas simple !

 

Le pot lui-même n’a guère posé de problème, mais le couvercle, ah là là ! C’est ce que j’aime le moins dans le tournage. Il faut qu’il soit à la bonne taille, mais on doit compter que la terre va se contracter en séchant, qu’il faut prévoir l’épaisseur de la couche d’émail, etc. Le tournassage n’est pas simple non plus. Bref, au final, le résultat n’est pas impeccable et l’un des deux couvercles reste bancal, mais tant pis ! C’est tout de même la bonne taille pour ranger l’ail d’un côté et les échalotes de l’autre ; de plus, j’ai eu la chance en émaillant de reproduire la couleur du carrelage mural de la cuisine !

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Vendredi 27 octobre 2006

J’ai été particulièrement fière de réussir ces vases toute seule, et plus encore en apprenant, quelques mois plus tard, que plusieurs personnes dans l’atelier s’en étaient inspirées !
  

À la base

Anne a dû interrompre ses cours de tournage un trimestre et m’a vivement conseillé de venir tourner seule à l’atelier de poterie, de temps à autre, pour ne pas perdre la main. J’ai eu l’idée de faire ces petits vases au fond très épais, ce qui les rend très lourds et leur permet d’accueillir sans se renverser une fleur à longue tige. En fait, je voulais un vase pour accueillir ces branches d’orchidées que l’on achète chez les fleuristes et dont la tige est enfermée dans une « éprouvette » d’eau à laquelle on ne doit pas toucher. Je voulais que l’éprouvette soit masquée et que la fleur tienne droit, donc le vase devait être lourd et stable, avec un goulot juste assez étroit pour laisser passer l’éprouvette, mais pas plus large, sans quoi la fleur risquait de trop s’incliner.

La matière

J’ai beaucoup aimé travailler la terre noire, bien que ce soit très salissant, comme on m’en avait prévenue. C’est sûr, il restait une trace noire sous mes ongles malgré le plus scrupuleux lavage. Mais, astuce : j’ai remarqué qu’un bon shampoing la faisait partir !!! Sans doute les cheveux se glissent-ils sous les ongles lorsqu’on se frictionne le crâne…

La technique

Ces vases ne sont pas difficiles à réaliser du tout : ce sont de petits cylindres légèrement resserrés en haut. Je devais naturellement émailler l’intérieur, au cas où j’aurais eu envie d’y faire d’autres types de bouquets et d’y mettre de l’eau. En revanche, je ne savais trop quoi faire à l’extérieur. Puis j’ai eu l’idée de jouer sur une double texture en trempant seulement le fond du vase dans un émail coloré translucide (une fois rouge foncé, une fois bleu ciel, une fois incolore), en l’inclinant un peu pour que la trace soit asymétrique. Une fois l’émail cuit, le résultat de cette expérience a dépassé mes espérances.

L’anecdote

Depuis que j’ai les vases ad hoc, je ne trouve plus d’orchidées en « éprouvette » !!! Les fleuristes en proposent en pot mais je n’ai pas le courage, une fois la floraison passée, de devoir mettre chez moi aux endroits les mieux éclairés un pot vide ou accueillant deux malheureuses feuilles esseulées, et ce pendant un an. Si quelqu’un peut m’indiquer où trouver à Paris ou dans la proche banlieue sud un fleuriste qui commercialise encore ce type de fleur, j’en serai très reconnaissante ! En attendant, j’utilise ces vases pour accueillir une branche de lys qui embaume tout mon bureau, ou bien les petits bouquets champêtres que cueille ma fille pour moi lorsque son père l’emmène à la campagne…

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Jeudi 19 octobre 2006

undefinedJe n’étais pas si fière de ce pot qui n’était au début qu’un exercice, et puis, je ne sais pourquoi, il plaît à tout le monde ! Je le trouve en tout cas parfait pour abriter mon lapsang-souchong.
 
À la base

Voilà un moment que je voulais faire de la poterie. À travers des démonstrations, des reportages, j’avais été fascinée par le mouvement ondulant de la terre et l’apparente facilité avec laquelle les mains du potier la pliaient à leur volonté.

Après quelques recherches sur Internet, j’ai trouvé les Ateliers Terre et Feu (http://paris.terre-et-feu.com/index.htm), dans le XIVe arrondissement parisien, donc pas très loin de chez moi. Voilà plus d’un an qu’Anne, avec patience, essaie de me communiquer son savoir. Mais laissez-moi vous dire que le tournage, ce n’est pas de la magie ! C’est extrêmement difficile, il faut du travail et de l’obstination (et quelques muscles, aussi). Pourtant, malgré les nombreuses pièces ratées et jetées au recyclage, quel bonheur quand quelque chose tient enfin la route !!!
 
undefinedLa fabrication

Au départ, Anne voulait me faire faire un exercice de forme resserrée. Une fois que le pot a été terminé (tant bien que mal), nous avons constaté qu’il faisait un peu songer au vase chinois que l’on voit sur la couverture de Tintin et le Lotus bleu. Je ne sais plus laquelle de nous deux a décidé d’y ajouter un petit couvercle plat. C’est en tout cas moi qui ai choisi de l’émailler en bordeaux, une couleur que je n’avais encore jamais utilisée, et qui donnait très bien sur cette terre recyclée.
 
La suite

Depuis, ce pot est sur une étagère de ma cuisine, et tout le monde s’extasie dessus, si bien que j’ai dû en faire d’autres pour des amies… Ils sont en voie de séchage mais j’ajouterai leur photo lorsqu’ils seront terminés, dans quelques semaines (il faut encore les tournasser, les poncer, les cuire, les émailler et cuire l’émail ! patience !).

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